La Voix du Nord - 17/10/2007 |
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Julien Sablé : « Je suis un porteur d’eau au service des architectes »
LENS
Natif de Marseille, Julien Sablé ne boude pas son plaisir à l’idée de retourner dans la cité phocéenne, dimanche soir. Et le milieu de terrain lensois est bien décidé à ne pas faire le voyage pour rien.PAR DAVID DELPORTE
sports@lavoixdunord.fr PHOTO SAMI BELLOUMI
– Quels souvenirs gardez-vous de votre enfance à Marseille ?
« J’y ai vécu jusqu’à l’âge de quinze ans, quand j’ai intégré le centre de formation de Saint-Étienne. L’OM, c’est donc toute ma jeunesse. Mon père était abonné au Vélodrome et j’allais voir les matchs avec lui. Mes idoles de l’époque avaient pour nom Waddle et... Papin. Alors, vous pensez bien qu’aujourd’hui quand, après les entraînements, je reste faire des centres au coach, c’est un rêve de gosse qui se réalise. »
– Fouler la pelouse du Vélodrome vous procure-t-il à chaque fois les mêmes émotions ?
« Mon premier match de titulaire en Ligue 1 avec Saint-Étienne, je l’ai joué là-bas. C’était un signe. Mais j’étais tétanisé de stress. Avec le temps, j’ai compris que dans une carrière professionnelle il n’y a pas de sentiments à faire, donc ça va mieux. »
– Mais ça reste tout de même un rendez-vous à part dans l’année ?
« Oui, c’est un match particulier pour moi, d’autant que j’ai failli signer à l’OM à l’intersaison. Mais c’est surtout spécial pour ma famille qui habite toujours à Marseille. Quand je joue là-bas, c’est toujours une semaine où le téléphone sonne beaucoup. Tout le monde veut des places. Il faudrait presque réserver un virage entier pour mettre toute la famille et les amis (rires). »
– Dans quel état se trouve le Racing avant d’aller défier l’OM ?
« La coupure a fait du bien. Nous étions peu nombreux, mais on a bien travaillé physiquement. Globalement, l’équipe va mieux. On commence à se créer des occasions, à trouver une ossature. Le début de saison n’a pas été facile car il a fallu gérer beaucoup de choses, mais nous sommes désormais sur la bonne voie. Je ne dis pas que nous sommes totalement guéris et il faudra être très solides à Marseille, ne pas être surpris par la pression qu’ils risquent de mettre en début de match. »
– Et personnellement, vous avez la sensation d’avoir, enfin, pris vos marques au Racing ?
« Je joue plutôt milieu côté droit, ce qui n’est pas mon poste de prédilection, mais je m’habitue. Ce qui importe, c’est le bon fonctionnement de l’équipe. J’essaie de tenir mon rôle, je suis un joueur de devoir, un porteur d’eau au service des architectes que sont Monterrubio ou Dindane. Après, c’est vrai, je n’ai pas encore donné ma pleine mesure, mais après douze ans à Saint-Étienne, ce n’est pas évident de débarquer dans un nouveau club. Comme je suis un éternel insatisfait, je ne serai de toute façon jamais content de mes performances. »
– Chez les Verts, vous étiez le capitaine, est-ce facile de retrouver un rang de simple équipier ?
« Sur le terrain, je ne peux m’empêcher d’encourager mes équipiers. Mais dans le vestiaire, je m’interdis de prendre la parole. Je suis nouveau, il y a des anciens, dont c’est le rôle de parler. Je reste donc à ma place. »














