La Voix du Nord - 21/10/2007 |
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Jean-Pierre Papin se verrait bien jouer un mauvais tour aux Marseillais
Son nom restera, qu’il le veuille ou non, à jamais lié à l’histoire de l’Olympique de Marseille. Aussi, même s’il a cherché toute la semaine à en limiter la portée, la première apparition de Jean-Pierre Papin au Vélodrome, en tant qu’entraîneur d’une équipe adverse, sera forcément, ce soir (21 h sur Canal+) un petit événement.sports@lavoixdunord.fr
PHOTO ARCHIVES J.-Y. BONVARLET
Un chiffre suffit à mesurer l’impact de ce retour dans la cité phocéenne : celui du nombre de demandes d’entretien individuel avec le coach artésien reçues par le service communication du Racing club de Lens. En début de semaine, il était de soixante-sept !
« Ça aura forcément un goût particulier pour moi car on ne passe pas six saisons (1986-1992) dans un club sans que certains souvenirs ne reviennent à la surface, consent-il, tout de même, à reconnaître. Il y aura de l’émotion je le sais, mais je m’y suis préparé et je pense que ce ne sera vraiment spécial que pendant cinq minutes, le temps de rentrer sur la pelouse et de prendre l’atmosphère.
» Sacré quatre fois champion de France, vainqueur d’une Coupe de France et de quelques belles épopées européennes sous le maillot olympien, l’entraîneur Lensois assure ne pas vouloir ressortir un match ou un but plutôt qu’un autre. En insistant un peu, il finira par admettre avoir un petit faible pour sa superbe reprise de volée contre le Luxembourg et pour cette finale de Coupe de France contre Monaco (4-3), en 1989, où il inscrivit trois buts.
Joueur du siècle
Mais, à ses yeux, plus que des titres ou même que l’obtention du ballon d’or en 1991, son plus beau succès avec l’OM, il l’aura, finalement, obtenu a posteriori, lorsqu’il fut élu par les supporteurs marseillais « joueur olympien du siècle » : « C’est la plus belle récompense que j’ai pu recevoir car c’est celle d’une ville, d’un public, d’un stade, explique-t-il. Je ne sais pas quel accueil les supporteurs vont me réserver, mais je pense, en effet, avoir marqué ce club. Cela dit, je suis désolé pour eux, mais je suis désormais lensois et je serai donc contre l’OM avec l’intention de prendre les trois points. » Car Jean-Pierre Papin n’oublie pas le véritable enjeu de cette rencontre entre deux formations qui ont un énorme besoin de points. Les deux clubs ont, en effet, connu un début de saison assez similaire avec des résultats décevants et, déjà, un changement d’entraîneur, Éric Gerets et Jean-Pierre Papin ayant pris, respectivement, le relais d’Albert Émon et de Guy Roux. Personne n’aurait pourtant pu imaginer, au mois d’août, que ce choc entre l’OM et Lens serait, alors que l’on a passé le premier quart du championnat, un affrontement entre le dix-huitième et le quinzième de la L1.
« Ce sont deux équipes qui n’ont rien à faire là où elles sont actuellement, confirme Jean-Pierre Papin. Une victoire serait la bienvenue pour tout le monde, mais la pression est quand même davantage sur Marseille, qui est dans la zone rouge. De notre côté, on va un peu mieux, nos dernières rencontres ont été satisfaisantes dans le contenu. Il faut rester sur cette ligne de conduite et ne pas se rendre à Marseille en victime. » Après tout, le Vélodrome n’a plus rien à voir avec cette forteresse imprenable qu’elle était du temps d’un certain JPP.














