La Voix des Sports - 22/10/2007 |
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Les Sang et Or vont vite devoir relever la tête
Marseille - Lens
Marseille (de l’un de nos envoyés spéciaux). – Sur le papier, Marseille et Lens n’ont sans doute rien à faire en queue de peloton de la L1, mais sur le terrain, c’est bien un match digne d’un bas de classement que les deux équipes ont proposé, hier soir. Multiplications de mauvaises passes, contrôles ratés, partie sans rythme, le public du Vélodrome s’est ennuyé ferme.Petite consolation pour les Phocéens, ils ont, enfin, débloqué le compteur « victoire à domicile » sur une percée de Zenden, à l’approche du dernier quart d’heure (1-0).
Pour les Lensois, le coup est forcément plus rude à encaisser. Sans être brillants, ils avaient, malgré tout, réussi à faire front défensivement et pensaient bien rentrer à la Gaillette avec au moins un point dans les valises qui aurait fait du bien au moral de tout le monde. Au lieu de cela, les Sang et Or pointent, ce matin, à une bien inconfortable dix-huitième place.
Alors certes, il n’y a pas encore le feu à la maison, d’autant que le Racing a encore un match en retard à disputer face à Caen, mais il n’est plus question de traîner en route : « Il va falloir se réveiller rapidement et relever la tête pour sortir de cette zone rouge qui nous fait si mal », concédait ainsi Jean-Pierre Papin.
L’entraîneur lensois regretta notamment les opportunités manquées par son équipe comme sur ce tir de Demont, sauvée de justesse par Mandanda (23e) ou encore sur des situations intéressantes pour Aruna (frappe dans le petit filet, 76e) et Monterrubio (tir hors cadre, 85e).
Mais, pour être totalement objectif, il convient néanmoins de rappeler que les opportunités les plus franches de cette partie furent à mettre à l’actif des hommes d’Eric Gerets. Pas forcément durant un premier quart d’heure qu’ils dominèrent pourtant de la tête et des épaules, mais indéniablement sur un tir de Zenden, consécutif à un bon de travail de Valbuena (39e) ou encore sur une tête de Niang (49e). Deux actions sur lesquelles Vedran Runje sortit le grand jeu et permit à ses couleurs d’entretenir l’espoir jusqu’à ce fameux dernier quart d’heure.
En fin de match, après l’ouverture du score, Lens eut certes des opportunités de revenir, mais l’OM en eut, tout autant, pour aggraver la marque. Seul face au but, Niang manqua totalement sa tête (83e) avant que Coulibaly ne réalise un sauvetage sur sa ligne (92e) pour empêcher Ayew de donner plus de relief au succès de ses troupes.
« Ça ne se joue pas à grand-chose, mais quand on évolue comme on l’a fait ce soir, on ne peut pas s’attendre à gagner, analysa lucidement Fabien Laurenti. Il va falloir se dire les choses pour repartir dans le bon sens car la situation peut vite devenir très compliquée.
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David DELPORTE
Photo Jean-Yves BONVARLET














