La Voix du Nord - 28/10/2007 |
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Un premier volet pour ne pas passer par la fenêtre
Dix-huitièmes du classement de L1 (avec un match en retard contre Caen), les Lensois négocient un virage important de leur première partie de saison avec quatre rendez-vous à Bollaert jusqu’au 24 novembre. Premier volet ce soir (18 h) contre Rennes.PHOTO JEAN-YVES BONVARLET
À Lens, on a passé une partie de la semaine à essayer d’écoper : la flotte consécutive à une rupture de canalisation devant le complexe sportif de La Gaillette, mais aussi les soucis et les doutes qui ont plombé les performances d’un groupe inhibé jusque dans les retranchements de son « vaisseau amiral ».
Vendredi, comme pour bien se faire comprendre, Jean-Pierre Papin a rappelé plusieurs fois l’urgence de la situation : « Nous sommes dans l’obligation de gagner contre Rennes. Nous allons négocier un cycle de cinq matchs dont quatre à domicile en championnat. S’il faut redresser la barre, c’est à partir de maintenant. »
À ses hommes de parapher l’accusé de réception sur le terrain même s’il faut encore « relativiser la situation », selon Olivier Monterrubio. « Nous vivons très bien entre nous, je suis sûr que rien ne peut nous arriver », ose l’attaquant artésien. Alors, tant qu’il y a de l’ambiance…
Dans ce groupe justement, les explications ne manquent pas pour justifier ce mauvais début de saison : timidité collective, conséquences du passage éclair de Guy Roux, départ de Seydou Keita (11 buts en 2006-2007) vers Séville ou absences de Carrière face à Lyon (0-3) et Marseille (0-1). Rien ou presque n’a été oublié : « Chaque fois qu’Éric a pu jouer, nous avons été meilleurs », concède « JPP » qui l’avait pourtant laissé sur le banc face à Nice (0-1) et Nancy (1-0) avant de le lancer contre Toulouse (1-1) et Auxerre (2-0).
Tout ça pour aboutir à un constat qui saute aux yeux match après match : Lens souffre toujours d’un déficit chronique dans l’animation et la création. Et sur ce que l’on a vu jusqu’à présent, il s’agit surtout d’une question individuelle. « À Marseille, on a récupéré le ballon pour mieux le rendre », regrette même Yohan Demont. Très enquiquinant pour marquer un but de plus que l’adversaire…
« On va voir la différence »
Fort de ces analyses, son gros dossier « maintien » (provisoirement ?) sous le bras, Jean-Pierre Papin a donc passé la semaine à peaufiner ses premières retouches pour appréhender la venue d’un groupe rennais « au potentiel offensif impressionnant ; ce qui se fait de mieux en ce moment en L1 avec Lyon », troisième du classement mais battu mercredi dans la première journée de la Coupe de l’UEFA à Bâle (0-1).
Dans son souci de solutions, l’entraîneur lensois s’est attaché ces derniers jours à revoir le rôle et l’utilisation de ses latéraux. Il s’est aussi attardé sur la prise de risques offensifs comme s’il s’agissait de rappeler une leçon oubliée depuis l’été dernier. « J’ai axé les entraînements sur ces thèmes, concède-t-il. Dans le foot, il faut oser. » Certitude ou méthode Coué ? Il promet déjà « une grosse différence » par rapport à la fin du mois d’août.















