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La Voix des Sports - 05/11/2007
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Impossible n’était pas Lensois !
Lens - Saint-Etienne
 Face à Saint-Étienne, interdiction de trébucher pour Olivier Monterrubio et les Sang et Or.Les Sang et Or sont revenus de très loin hier soir sur leur pelouse. Longtemps menés de deux buts par des Stéphanois mieux en place, ils ont refait surface au moment où on les croyait submergés. Trois buts en moins d’une demi-heure leur ont permis de renverser la vapeur et d’empocher les trois points d’une victoire inespérée. Grâce à ce succès, Lens troque sa place de relégable à Sochaux.
Le fidèle public de Bollaert en a eu pour son argent. Il a vu du spectacle, il a eu de l’émotion et, au coup de sifflet final, il pouvait être fier de la réaction d’orgueil de ses joueurs. Le Racing commença en effet la partie de manière catastrophique. Son jeu était empêtré dans les approximations tandis que les « Verts » bondissaient sur les trop nombreuses pertes de balle. Par deux fois, la défense lensoise fut prise au piège en jouant trop naïvement le hors-jeu, et par deux fois en cinq minutes Saint-Etienne s’engouffra pour crucifier Runje. Gigliotti et Landrin, les buteurs d’un soir, pouvaient exulter et Jean-Pierre Papin se tenir la tête à deux mains. Bollaert, lui, se mit à gronder furieusement, et ce malgré quelques tentatives de Lacourt et une tête de Dindane sauvée in extremis par Janot (30e).
Le scénario du match ressemblait étrangement à celui de la saison dernière. Mais le public n’osait pas trop se raccrocher à ce souvenir et à cet incroyable retournement de situation qui avait vu Lens remonter trois buts. Et pourtant… « À la mi-temps j’ai eu très peur, puis on s’est posé et on s’est dit les choses qu’il fallait », explique Papin. Le coach a su trouver les mots. Malgré l’ampleur de la tâche, les Sang et Or ne se désunirent pas et à force de harceler les buts stéphanois, ils furent récompensés. Coulibaly montra la voie à suivre et redonna l’espoir au peuple lensois en réduisant le score (1-2, 63e). À peine le temps de souffler que Demont décocha du pied droit une mine et Lens recolla au score (2-2, 65e) !

Crampes pour Dindane

Il restait plus de vingt minutes à jouer et Papin, qui avait déjà fait ses trois remplacements, se désola de voir Dindane traîner la patte, victime de crampes. Il eut aussi des sueurs froides lorsque Runje sauva son équipe face à Nilsson, puis Dernis rata une occasion en or. Malgré sa domination, et vu le scénario initial, Lens ne s’en sortait pas si mal avec le point du match nul. Mais c’était sans compter sur Dindane, le funambule, l’équilibriste, qui, même sur une jambe, parvint à marquer un but impossible (3-2, 85e). Il restait cinq minutes à jouer. Les Sang et Or tenaient leur succès. Une victoire qui confirme l’embellie entrevue mercredi dernier à Monaco et qui va permettre aux joueurs de Papin de prendre confiance. Incontestablement, cette équipe a retrouvé de la moelle. Impossible n’était pas lensois hier soir.

Stéphane CARPENTIER
Photo Jean-Yves BONVARLET

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