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La Voix des Sports - 05/11/2007
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Jean-Pierre Papin a été l’homme du match
Lens - Saint-Etienne
Si les Lensois, qui étaient menés 0-2 à la pause, sont parvenus à arracher la victoire (3-2), ils le doivent au fait de n’avoir rien lâché, mais aussi et surtout au travail de Jean-Pierre Papin depuis le banc de touche. Alors que son équipe était à la peine, qu’elle ne tournait pas très rond, il a opéré des choix qui se sont révélés payants. Il a commencé par sortir Boukari pour Akalé (34e), puis a remplacé Sablé par Laurenti après la pause. C’est ensuite Monterrubio qui a cédé sa place à un attaquant, Pieroni, peu avant l’heure de jeu, alors que le Racing comptait encore deux longueurs de retard. Pour recadrer les choses, il avait aussi pris la décision d’opter pour un 4-4-2 en deuxième période. On connaît donc la suite. Les ajustements ont parfaitement fonctionné et son intervention durant le quart d’heure de repos a porté : « Il fallait dire les choses qui blessent. Ce que Saint-Etienne avait fait en première mi-temps, nous étions capables de le faire en deuxième et il fallait en prendre conscience. » L’entraîneur lensois a donc opéré les bons choix et il a su changer le cours des choses : « Ça veut dire qu’on connaît le football. Il faut faire en fonction des joueurs. Le milieu stéphanois avait posé problème, c’est pourquoi je suis revenu à un 4-4-2. » Cette victoire est-elle la plus aboutie ? « C’est ma plus aboutie. » En cela, il a gagné son duel face à Laurent Roussey qui a eu le grand mérite de plaider coupable : « C’était le scénario idéal pour nous, il a glissé entre les doigts. J’assume mes responsabilités. J’ai voulu muscler l’axe, j’ai déséquilibré mon équipe. » Faire sortir Gigliotti pour intégrer Nivaldo (60e) n’a pas été des plus heureux, le Brésilien étant fautif sur le troisième but.
Gervais Martel était d’accord pour dire que l’homme du match n’était autre que son entraîneur. « Bien sûr que oui ! En dehors des choix, il est intervenu à la mi-temps de manière spontanée, avec un discours de guerrier. Les joueurs sont rentrés sur le terrain cinq minutes avant les Stéphanois tellement ils étaient regonflés. Jean-Pierre leur a dit que si on inscrivait un premier but, ça pouvait suivre. » Puis le président lensois de mettre en avant certains signes qui, selon lui, ne trompent pas. Il évoque le tir de 20 mètres de Demont pour le deuxième but, ou encore Aruna qui s’arrache pour le troisième alors qu’il avait été malheureux jusque-là. Et dire que JPP avait annoncé que Demont allait marquer…
Philippe LECLERCQ


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