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La Voix du Nord - 10/11/2007
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METZ - LENS
Le temps est venu pour le Racing d’être cohérent avec lui-même
 Nenad Kovacevic, «combattant» du milieu de terrain lensois, compte mener ses équipiers vers le succès à Metz. C’est une simple question de bon sens : comment une équipe capable de remonter deux buts à un adversaire de référence (Saint-Étienne), puis de le dépasser sur le fil, pourrait-elle retomber dans ses travers ? Voilà, en résumé, la trame de l’histoire du jour qui emmène des Lensois porteurs d’un message fort, à Metz, chez le dernier de la classe.

PAR PIERRE DIÉVAL
sports@lavoixdunord.fr
PHOTO JEAN-YVES BONVARLET



Jean-Pierre Papin sait mieux que quiconque que le Racing ne peut plus se contenter de demi-mesures, de fausses espérances et, a fortiori , de matchs tronqués, insipides dans la forme et pénalisants dans leur finalité. Relancé en apparence par une qualification en Coupe de la Ligue à Monaco, puis par le scénario fou d’un autre match, de championnat cette fois, lui aussi rentable, le club lensois a le devoir désormais de profiter pleinement de cet élan et d’aller bien au-delà des vagues promesses qui agrémentèrent trop souvent son quotidien précédemment. En un mot, il faut agir.



Rester humble

L’entraîneur lensois résume d’ailleurs parfaitement la situation quand il dit : « Saint-Étienne et Metz sont deux matchs différents mais pour nous, ils se ressemblent car il faut gagner là encore, même si on sait que ce sera un match compliqué, que Metz n’encaisse plus de buts depuis deux journées, que ses joueurs ont pris la mesure de la Ligue 1 ».


Comme pour mieux cerner les priorités du moment qui dépassent largement le cadre du simple contrat à remplir, Papin juge utile d’énoncer les fondamentaux d’un football de haut niveau qu’il connaît sur le bout des doigts, ainsi que les vecteurs de réussite dont une équipe ne doit jamais s’affranchir : «  Il faut savoir rester concentré sur son avenir proche, rester humble pour garder la sérénité en soi et jouer le football qu’on sait pratiquer.


L’équipe va mieux, le vestiaire est plus calme, il y a moins de turbulences, on peut travailler davantage dans la tranquillité et c’est plutôt bon signe.


 » Derrière le discours officiel, direct et sans concession d’un technicien qui sait très bien, pour avoir tracé son propre sillon de footballeur naguère à la force de ses convictions, que l’on n’a rien sans rien, un florilège de bonnes intentions a inondé cette semaine les conversations. Mais l’instantané le plus « parlant » est peut-être venu de Nenad Kovacevic, transpirant (au sens propre du terme) d’émotion à l’idée de s’exprimer en français, et surtout hyperréaliste. Faisant allusion au récent faux pas devant Rennes (1-2), le Serbe eut cette réflexion d’une acuité extrême : « Ce n’est pas normal qu’une équipe comme Lens qui mène 1-0, se fasse battre ensuite. » Et si les Lensois, s’inspirant de cette incohérence et de bien d’autres, s’achetaient enfin une conduite digne de leur statut supposé ? •
 

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