La Voix du Nord - 11/11/2007 |
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Le Racing s’est donné de l’air en l’emportant à Metz grâce à Monterrubio et Khiter, dans la foulée de sa folle aventure face aux Stéphanois. On ne retiendra que ça, car pour le reste, ce fut d’une infinie tristesse.sports@lavoixdunord.fr
PHOTO PIERRE LE MASSON
Incorrigibles Lensois ! Alors qu’ils semblaient avoir fait le plus dur en trouvant l’ouverture presque miraculeusement, à l’heure de jeu, dans un océan de doutes et d’approximations de tous ordres, leur « bonté » leur joua une fois de plus un vilain tour. En remettant les Messins en selle, Demont et ses compagnons de route démontrèrent à vrai dire que tout reste fragile chez eux en ces temps difficiles et qu’à tout moment, leur démarche volontariste est sujette à de fâcheuses sautes d’humeur. Au final, ils eurent toutefois le bon goût de ne pas en rester là. C’était la moindre des choses.
Brouillard
Franchement, que peut-on espérer quand deux équipes versent dans un football de fermeture hypersécurisant et ne dévoilent par ailleurs guère d’allant en terme de création offensive ? Pas grand-chose assurément.
La première demi-heure, totalement soporifique, n’avait donc engendré aucun intérêt en dépit d’un dégagement express de Leoni devant sa cage désertée (15 e), la médiocrité s’étant installée allégrement dans un match entre équipes tenaillées par la peur de mal faire et bridées surtout par de notoires insuffisances.
Metz voulait mais ne pouvait pas. Quant aux Lensois, ils ne savaient pas très bien sur quel pied danser, partagés qu’ils étaient entre le désir de tenter et la volonté de ne pas s’exposer.
De cette bouillie de football, ne sortit finalement qu’une désespérante impression d’impuissance mêlée de compassion avant qu’un trait de lumière ne vienne enfin éclairer une pelouse fréquentée jusque-là par des fantômes.
Et là, c’est encore Runje qui fit l’actualité en gagnant soudain son duel avec le jeune Luxemburgo-Bosniaque Pjanic, lequel avait bénéficié, en bout de chaîne, d’une ouverture quasiment surréaliste (37e).
Le but, car il y eut quand même un but, émana d’ailleurs d’une action compliquée, voire tordue, l’artilleur lensois de service (Monterrubio) héritant en la circonstance d’un caviar de… Cubilier ; lequel trouva le moyen de viser son propre camp sur un déséquilibre créé par la paire Demont - Pieroni !
Séquence gag dans le droit fil d’une rencontre insipide à ne recommander sous aucun prétexte. Mais l’essentiel, direz-vous, était bien pour les Lensois de dessiner là les contours d’une emprise… illusoire. Au moins eux avaient essayé de sortir (un peu) de leur torpeur, de redevenir, l’espace d’un éclair, d’honnêtes footballeurs.
L’espace d’un éclair seulement car bientôt, la tendance s’inversa douloureusement, Aguirre pointant du bout du pied droit les faiblesses structurelles de ce Racing en l’occurrence trop apathique, trop mou, trop naïf pour résister à un adversaire pourtant bien vulnérable (1-1, 70e). Heureusement, il y eut Demont et Khiter pour redonner














