La Voix du Nord - 24/11/2007 |
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Un Racing pour l’instant plus comptable que joueur
Les Lensois savent que leur avenir, dans un championnat qui a mal commencé pour eux, dépend sans doute un peu (beaucoup ?) de ces deux matchs de rang sur leurs terres, contre Lorient (ce soir) et Caen (mercredi). En tout cas, on attend d’eux une confirmation après deux succès consécutifs, en attendant une vraie renaissance dans le jeu.PHOTO JEAN-YVES BONVARLET
Le doute est toujours permis et aucun Lensois n’aurait l’outrecuidance de croire qu’en battant Saint-Étienne au terme d’un match qui aurait très bien pu basculer dans l’autre sens, puis en allant chercher trois points chez le dernier de la classe (Metz) sans vraiment apporter des preuves tangibles d’une totale guérison, tout a changé pour le Racing. « C’est encore fragile, on est convalescents », annonce d’ailleurs, sans retenue ni honte, « JPP », avant d’ajouter : « Mais pour la première fois depuis longtemps, on est bien dans nos pompes. »
Déclic à Monaco ?
De toute évidence, les récents gains de points, mais surtout la qualification pour les quarts de finale de la Coupe de la Ligue acquise à Monaco de façon probante sous le prisme de la conviction, ont refoulé la sensation de mal être qui habitait le groupe lensois. « Le déclic est venu de Monaco. Là-bas, on a joué en bloc et le jeu a suivi. Pour le reste, on est des hommes, on a dit ce qu’il fallait se dire », confirme Fabien Laurenti qui ne réfute pas non plus l’idée selon laquelle la double réception de Lorient et de Caen induit la notion d’un possible renouveau… dans les chiffres.
Concernant le style, le jeu, la manière, tout ce qui contribue à l’attrait visuel d’un match et, a fortiori, à la crédibilité d’une équipe, les uns et les autres se rejoignent sur un point : tant que le bilan comptable ne garantira pas un confort de vie aux joueurs, ceux-ci navigueront entre deux eaux. « Au quotidien, on n’est jamais bien quand les résultats ne sont pas bons », souligne à ce propos Laurenti. « On s’interroge, on se dit : “Pourquoi ça nous arrive ?” Pendant les entraînements, c’est difficile car personne ne sourit et, en match, on est tendus. »
Jean-Pierre Papin résume, finalement, le sentiment général quand il dit : « Ce que j’aimerais surtout, c’est changer de classement. Je ne vais pas dire que je me fous de la manière mais il est capital de prendre des points car il nous manque encore un peu de confiance. Continuons à travailler dans ce sens jusqu’au 23 décembre (le jour du derby avec Lille) et après on verra… » Au-delà de ce cap, le Racing pourrait en effet subir un lifting et, du coup, suivre, dans l’esprit de son entraîneur, une mutation génératrice d’ouvertures.
Mais nous n’en sommes pas encore là. Pour l’heure, il faut écoper.












