L'actualité sportive :
du :
 
La Voix du Nord - 25/11/2007
Imprimer l'article
LENS - LORIENT
L’impuissance sang et or est toujours d’actualité
 Adama Coulibaly, capitaine d’un soir, et la défense lensoise ont parfois souffert. On attendait une autre impulsion, un autre élan de nature à gonfler le moral, et on n’a rien eu du tout. Incapables de prendre la mesure de leurs adversaires lorientais, les Lensois ont déçu, une fois de plus. La rengaine des jours tristes, quoi.

PAR PIERRE DIÉVAL
sports@lavoixdunord.fr
PHOTOS STÉPHANE MORTAGNE

Il y a sans doute là un intéressant sujet de réflexion. Pourquoi les Lensois ont-ils besoin d’être menés au score et de sentir les mauvais vents de l’incompréhension monter très haut dans leur stade fétiche pour amorcer l’esquisse d’une réaction ? Hier encore, ils s’étaient amusés, les vilains garnements, à jouer avec l’admirable patience de leurs supporteurs en concédant très vite un but déstabilisateur des pieds de Vahirua.


Leur ouverture de débat n’avait pourtant pas été inodore puisqu’à deux reprises, Monnet-Paquet, invité surprise de la soirée avec Ramos, promu… milieu gauche, s’était retrouvé au coeur de l’action, dans un rôle de passeur presque décisif (3e, 10e).

Misère lensoise

Le Racing semblait bien en place. Et on l’imaginait volontiers poussant plus loin ses investigations. Mais, soudain, le décor bascula. Fâcheux épisode qui vit la défense artésienne, insouciante, oublier Vahirua (0-1, 12e).
Le sursaut d’orgueil ne tarda pas, bien sûr, sur la base d’un scénario désormais connu de tous, Pieroni finissant le boulot superbement (1-1, 18e).


Mais n’aurait-il pas mieux valu anticiper le danger avant de signer une aussi belle séquence ? Quand les Lensois auront trouvé la parade, peut-être jouiront-ils d’un autre statut… Ce but ne confirma pas d’ailleurs absolument pas que Lens allait mieux car il fallut un sauvetage de Runje (un de plus !) pour ôter à Morel l’espoir de devenir buteur (37e), preuve que les équilibres demeuraient fragiles.


Et comme la suite n’engendra pas forcément de franches satisfactions – le Racing offrant souvent le visage d’une équipe n’arrivant pas à coordonner ses mouvements, ni à mettre de l’ordre dans ses idées, et s’exposant inévitablement à la pression territoriale d’un adversaire simplement appliqué –, eh bien le doute eut tôt fait de revenir à la charge malgré un tir de Dindane (54e).


Pas de plan de jeu cohérent, pas de maîtrise, pas d’idées neuves, pas d’impulsions… Avec un tel encéphalogramme, les Lensois ne pouvaient pas avoir belle mine, ni espérer obtenir de passeports vers d’autres espérances, même si Boukari eut une fameuse opportunité… qu’il laissa filer avec une désespérante naïveté (77e).


La pauvreté de leur football, en deuxième mi-temps, pose à nouveau de cruelles questions… •
 

Nos autres sites :