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La Voix du Nord - 28/11/2007
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LENS - CAEN
Il faut être clair : on n’attend rien d’autre qu’une victoire
 Adama Coulibaly, capitaine d’un soir, et la défense lensoise ont parfois souffert.Les Lensois souhaitaient profiter de la double réception de Lorient et de Caen pour renaître véritablement. Le premier volet de leur mission s’est soldé par un relatif échec. Il ne leur reste donc que ce match contre Caen, initialement prévu le 29 août mais qui avait été reporté en raison d’un tour préliminaire de la Coupe UEFA (Berne), pour retrouver de la consistance et une crédibilité écornée par un jeu sans relief.

PAR PIERRE DIÉVAL
sports@lavoixdunord.fr
PHOTO JEAN-YVES BONVARLET

Il n’y a pas encore le feu mais le temps presse quand même. Comment pourrait-on en effet s’accommoder d’une telle précarité sans réagir ?


Des points qui s’évaporent, une confiance qui s’étiole, des erreurs qui fâchent, des questions sous-jacentes, concernant notamment le bien-fondé de certains choix, qui taraudent les esprits… Le moins que l’on puisse dire est que Lens engendre plus de scepticisme que de franches satisfactions. L’épisode contre Lorient a d’ailleurs synthétisé toutes les limites d’une équipe qui, en l’occurrence, ne saurait se satisfaire de la seule absence de Demont, Monterrubio et Kovacevic pour valider l’option du handicap insurmontable. « Ceux qui étaient derrière auraient dû être capables en principe de faire aussi bien que les absents », claque à ce propos Jean-Pierre Papin qui ajoute, concernant Caen et son succès-choc de samedi : «  Sincèrement, je ne regarde pas Caen. Demain, seule mon équipe m’intéressera… »

Le contexte
Plus que son classement (17e) et sa très faible marge de manoeuvre par rapport aux relégués potentiels, c’est surtout l’inconstance du Racing qui, aujour-d’hui, constitue un thème de réflexion sensible. Mal récurrent dont Jean-Pierre Papin n’arrive pas à se défaire. Avant la venue des Lorientais, l’entraîneur lensois avait d’ailleurs parlé de « convalescence », conscient des faiblesses latentes de son groupe. Les faits lui ont donné raison.
Les Lensois sont incapables, sur la durée d’un match, d’imposer leur griffe, de mettre assez de pression sur l’opposition pour que celle-ci ne puisse plus avoir d’alternative fiable. Pourquoi ?

Le match
Caen, qui vient de faire l’actualité en passant cinq buts à Bordeaux, puis en créant, sans le vouloir, la polémique à propos de la prétendue suffisance de ses joueurs, coupables aux yeux de Girondins mauvais perdants d’avoir trop joué au chat et à la souris avec eux, cultive le paradoxe. Efficace à domicile (cinq succès dont quatre consécutifs depuis deux mois), le club normand affiche en revanche de cruelles faiblesses loin de ses bases. Aucune victoire et surtout aucun but marqué. La dernière fois que Caen s’est déplacé, c’était à Valenciennes et l’équipe normande avait reçu une volée de bois vert (3-0) !
La tendance semble donc, en apparence, favorable aux Lensois. Elle indique en tout cas un déséquilibre dans le comportement de leurs rivaux, susceptible de favoriser leurs plans. Mais…

Perspectives
Laisser une situation précaire s’enliser équivaut souvent à se fragiliser. Aussi, faudra-t-il s’inquiéter un peu plus si Lens ne parvient pas aujourd’hui à ses fins. L’occasion est belle de mettre enfin à profit ce fameux match en retard, maintes fois présenté comme une planche de salut, pour remonter dans les points. Car, derrière, il y aura Sochaux qui court aussi après la lumière, et plein d’autres matchs forcément délicats à négocier.


La phrase
« Il faut avoir l’esprit Coupe qu’on n’a pas eu assez samedi, être plus brillant dans le jeu car on ne l’a pas été mais aussi lâcher le frein à main. En clair, nous devons reprendre la route qu’on avait empruntée il n’y a pas si longtemps en alignant trois victoires de suite avec celle de Monaco en Coupe de la Ligue. » Signé JPP. •
 

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