La Voix du Nord - 29/11/2007 |
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À Lens, on a au moins conservé le sens de l’hospitalité : on propose le gîte et le couvert aux Caennais (les Normands s’installeront au golf d’Arras dirigé par Gervais Martel jusqu’à samedi matin puis ils prendront la route vers Paris) et on s’arrange pour que l’adversaire ne conserve pas un trop mauvais souvenir de son séjour dans la région.
Hier soir, les hommes de Franck Dumas ont obtenu le point du partage en fin de match. Après que les Sang et Or eurent raté une grosse occasion de creuser l’écart à 2-0. Merci pour tout, les gars… Forcément, ce genre de constat a le don d’énerver un garçon comme Yohan Demont. Préposé aux analyses dans les situations chaudes (c’est souvent le cas depuis le début de la saison), le défenseur lensois a tranché avec la vigueur d’une semelle bien appuyée : « Ce n’est pas normal d’aboyer pour forcer les mecs à venir défendre à la 42e minute d’une seconde période alors que nous menons 1-0. Si on ne joue pas en bloc, on va galérer. À un moment, les qualités individuelles ne suffisent pas. »
Constante fragilité
Un discours déjà entendu avant la venue de Rennes. Moins d’un mois plus tard, la situation ne semble pas avoir évolué en dépit d’une série de « cinq matchs sans défaite » glissée entre plusieurs interrogations par Papin comme s’il fallait chercher au moins un argument positif dans cette terne soirée. Et samedi, c’est un déplacement délicat chez un relégable (Sochaux) qui se profile.
« On n’a pris que deux points sur six, ce n’était pas vraiment programmé avant la venue de Lorient et de Caen », constate Jonathan Lacourt qui a tenté d’insuffler le tempo. « Nous avons ce que nous méritons mais l’équipe a aussi prouvé qu’elle avait des qualités depuis le début du championnat. » On a pu le mesurer en seconde période lorsque les Lensois avaient su s’installer dans le camp d’un adversaire relativement désorganisé entre ses lignes pour céder sur le coup de boule de Dindane. « Une sanction logique », résume l’entraîneur normand Franck Dumas. Malheureusement pour les Sang et Or, le but de Sorbon est venu rappeler la constante fragilité qui habite l’équipe artésienne. F. R.















