La Voix du Nord - 01/12/2007 |
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Gagner dans le Doubs sous peine de se retrouver dans le dur
Même s’ils restent sur quatre matchs sans défaite, les Sang et Or sont toujours dans une position délicate au classement. Une défaite à Sochaux, l’actuel avant-dernier, plongerait encore un peu plus les Artésiens dans le marasme.PHOTO SAMI BELLOUMI
En l’espace de cinq jours, le RC Lens a grillé deux belles occasions de se refaire la cerise à Bollaert. Face à Lorient, samedi dernier, puis Caen, mercredi, les Sang et Or ont dû se contenter du match nul. Deux petits points, seulement, qui n’ont pas suffi pour décoller au classement. Deux petits matchs, aussi, qui n’ont pas levé le voile sur les inquiétudes. « On n’a pas pris le bon wagon », lâche Jean-Pierre Papin, visiblement tourmenté. Les temps sont durs du côté de Lens. Les mines sont grises et ont du mal à se dérider. Bollaert commence à désespérer de voir du beau jeu.
Certes, Lens n’a plus connu la défaite depuis plus d’un mois, mais c’est bien là le seul élément positif que peut retenir le coach. « Nous avons réappris à ne pas perdre, maintenant il faut gagner » avance JPP. Ses joueurs, qui ont remporté leurs derniers matchs à l’extérieur (Monaco et Rennes), connaissent la recette, à condition que la mayonnaise prenne. Car leur jeu a trop souvent tourné au vinaigre ces derniers temps, à l’image de leur indigeste première mi-temps face à Caen mercredi soir, même si le coach préfère se souvenir de l’arrière-goût laissé après la pause. « Ils ont été très bons au retour des vestiaires. Quand on est capables de jouer comme cela, il y a forcément de l’espoir. »
Pour continuer à en nourrir, il faudra justement ne pas revenir bredouille du déplacement dans le Doubs, où Sochaux, lui aussi mal en point, rêve d’un succès qui le ramènerait justement à hauteur des Lensois. Avec seulement un petit point d’avance sur le premier relégable, le Racing n’a donc pas vraiment le droit à l’erreur. « Nous sommes comme beaucoup d’autres équipes. On aimerait être plus tranquilles, mais ce n’est pas le moment de douter, il faut aller de l’avant » analyse JPP. Ce n’est pas le moment de gamberger, pourtant, seules des victoires pourraient ramener un peu de sérénité dans la maison lensoise.
« Pas la joie »
« Ce n’est pas la joie en ce moment », confirme Éric Carrière, qui effectue son retour après un mois d’indisponibilité.
L’expérimenté milieu de terrain du Racing essaie cependant de positiver. « Nous ne sommes pas si loin de la première moitié du classement, à condition d’être capables d’enchaîner deux ou trois victoires. » Pour y parvenir, Lens doit absolument se débarrasser des doutes qui lui collent aux basques depuis son début de saison complètement raté. « En ce moment, c’est difficile de jouer en confiance, admet Éric Carrière.
Du coup, on n’a plus d’automatismes, on manque de maîtrise. Pourtant, même sans avoir fait de super matchs, je pense que nous ne sommes pas très loin de beaucoup d’équipes classées devant nous. » Dans ce championnat où six points seulement séparent Valenciennes, septième, du PSG, dix-huitième, tout semble possible aux yeux d’Éric Carrière. « Lors des deux dernières saisons, le club a montré qu’il pouvait viser les cinq premières places. Si en ce moment nous traversons une mauvaise passe, je pense que le RC Lens se doit de viser l’Europe, même si ce n’est plus l’objectif premier cette année. Mais si on fait une deuxième partie de saison performante, on ne devrait pas être si loin des places d’honneur. » En attendant, il s’agit d’abord de s’éloigner de celles qui portent malheur.














