La Voix du Nord - 09/12/2007 |
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Le Racing a attrapé un gros rhume à Bollaert
LIGUE 1 On croyait les Sang et Or repartis de plus belle mais ils ont lourdement chuté sur leurs terres face au Mans
Incapables de hausser le rythme, les Lensois ont logiquement subi la loi d’une excellente équipe du Mans qui, du coup, a remporté hier le premier match de son histoire à Bollaert.PAR STÉPHANE CARPENTIER
sports@lavoixdunord.fr PHOTOS STÉPHANE MORTAGNE Quatrième du championnat avant le coup d’envoi, Le Mans n’est pas devenu par hasard l’une des équipes surprises de la Ligue 1. Les Lensois l’apprirent à leurs dépens rapidement. Incapables d’enchaîner des actions dignes de ce nom, englués dans les approximations, les Sang et Or faillirent se faire punir une première fois, mais, heureusement pour eux, Runje les sauva sur un retourné de De Melo, qui prenait la direction de la lucarne (17e ).
Alors que des trombes d’eau s’abattaient sur la pelouse, Lens allait quand même boire la tasse suite à une flagrante négligence défensive qui permit à De Melo d’inscrire tranquillement son dixième but de la saison. Voilà qui n’était pas du meilleur effet pour une équipe en quête de reconquête de son public après deux matchs nuls face à Lorient et à Caen.
Coup de Trafalgar
Les Lensois auraient certes pu recoller rapidement au score, mais Coutadeur sauva sur sa ligne une tête de Dindane (29e). Dans la foulée, Monterrubio expédia un coup franc qui rasa la transversale (30e). Malgré ces occasions, le Racing était toujours à la merci de Manceaux plus habiles techniquement. Le coup de Trafalgar ne passa pas loin lorsque Coulibaly dut tacler Gervinho dans la surface alors que celui-ci filait au but (43 e). On voyait alors mal comment les Lensois pourraient égaliser avant la pause, mais c’était sans compter sur l’explosivité de Dindane qui trouva la faille, donnant ainsi aux supporteurs une belle occasion d’aller trinquer à cette égalisation inespérée.
Requinqué, le public acclama l’entrée en jeu du jeune attaquant Seïd Khiter pour la seconde période, saluant ainsi une configuration plus offensive délaissée jusque-là. Mais la ferveur de Bollaert s’atténua une première fois lorsque Romaric adressa un véritable « missile » qui s’écrasa sur la barre (47e), avant de s’éteindre pour de bon trois minutes plus tard lorsque Gervinho redonna l’avantage au Mans suite à une incroyable bévue de Coulibaly.
Jean-Pierre Papin joua alors le tout pour le tout en faisant rentrer un troisième attaquant de pointe, Luigi Pieroni. Et de croiser les doigts pour que ses joueurs réussissent le même tour de force que face à Saint-Étienne, le 4 novembre, lorsqu’ils avaient réussi à marquer trois buts en vingt minutes. Mais cette fois-ci, le miracle n’eut pas lieu.
Runje impérial
Certes, les Manceaux tremblèrent sur un coup de tête de Mangane (77e), mais ce sont eux qui s’offrirent la plus grosse occasion, Gervinho échouant devant Runje véritablement impérial hier soir. Mais le gardien croate du Racing ne put rien faire sur une tête de Le Tallec qui fit trembler les filets lensois pour la troisième fois de la soirée, plongeant du même coup Bollaert dans un profond désarroi.
Après cinq matchs sans défaites et une belle victoire la semaine dernière à Sochaux, les Lensois ont pris une sérieuse claque. Eux qui rêvaient d’enchaîner une deuxième victoire consécutive afin d’intégrer la première moitié du classement, rétrogradent à la quatorzième place. Les retrouvailles avec Bollaert dans deux semaines pour le derby face à Lille s’annoncent d’ores et déjà très chaudes.














