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La Voix du Nord - 27/12/2007
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Un exemple d’intégration réussie

 Nenad Kovacevic a fait beaucoup d’efforts pour être compris de ses équipiers. PHOTO JEAN-YVES BONVARLET Nenad Kovacevic est un personnage à double facette. Ce véritable gagneur, dur à cuire sur les terrains, est avant tout un gentil par nature qui est un exemple d’intégration.


À l’entraînement comme en match, il s’épanouit dans son métier de footballeur. « J’ai tout simplement réalisé mon rêve, alors je le savoure tous les jours », explique-t-il. Nenad Kovacevic est aussi plutôt du genre fonceur, qui ne se pose pas trop de questions et qui fait des efforts pour s’adapter à son environnement.


Comme un premier indice à cette surprenante faculté d’adaptation, il disputa son premier match avec Lens seulement 72 heures après son arrivée en France, et après un seul entraînement avec ses nouveaux partenaires. Pour sa première apparition, « Kova » se transforma en mascotte et les Sang et Or l’emportèrent largement (3-0) face à Valenciennes. Francis Gillot, le coach d’alors, s’amusa à raconter comment Nenad Kovacevic était venu le voir pour lui demander s’il devait ou non se couper les cheveux. Mais le Racing n’est pas l’infanterie, et le guerrier serbe a pu garder sa longue tignasse qu’il trimballe désormais sur tous les terrains de Ligue 1.


Nenad Kovacevic est en effet devenu l’un des pions essentiel du club. Le public n’attend plus désormais que son chouchou marque enfin son premier but en Sang et Or. « Vu ma position et mon rôle sur le terrain, ce n’est pas facile, mais je ne désespère pas d’y arriver » explique-t-il, presque désolé.


« Ici et chez moi, en Serbie, ça se ressemble »

L’arrivée en janvier dernier de Milan Bisevac, son ancien partenaire à l’Étoile Rouge de Belgrade, lui a aussi permis de retrouver un point d’ancrage, quelqu’un à qui parler du pays. « Avec la famille de Milan, nous sommes plus que des amis, on se voit très souvent. »


Dans leur vie de tous les jours, Nenad Kovacevic et son épouse ont choisi d’habiter à Arras. Ils ont appris à connaître les gens d’ici. « Dans chaque région du monde les mentalités sont différentes, mais je peux vraiment dire qu’ici et chez moi, en Serbie, ça se ressemble vraiment. Il y a beaucoup de passion et de chaleur. » En quinze mois de présence, ce chapardeur de ballons s’est aussi approprié les mots d’une langue française qu’il s’est évertué à apprendre plusieurs heures par semaine.


« Quand je vais au café, désormais je peux discuter avec les clients », sourit-il. Et lorsqu’il est sollicité par la presse, il fait l’effort de répondre en français. Dernièrement, après avoir été questionné par les journalistes, il s’écria : « C’est plus dur qu’un match ! » Mais sûr que si la vie était un match, Nenad Kovacevic aurait déjà inscrit depuis longtemps un but en or. •  

ST. C.


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