La Voix du Nord - 10/01/2008 |
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Guillaume Warmuz, Jean-Guy Wallemme et Yohan Lachor, tous trois champions avec Lens en 1998, racontent leurs années Leclercq.
Guillaume Warmuz : « L’histoire gagnante du Racing, on l’a écrite avec Daniel Leclercq, sans oublier ses adjoints, François Brisson et André Lannoy. Lorsqu’il a été nommé seul coach, nous étions dans une période où on nous parlait toujours de rigueur dans le jeu. Lui, il a commencé par nous dire qu’il fallait jouer l’attaque et gagner tous nos matchs. On l’a tous pris pour un extraterrestre, mais c’est lui qui avait raison. En faisant le choix de le rappeler, le président Martel est conscient de l’urgence de la situation, c’est une vraie mission de sauvetage qu’il lui confie. Il faut aussi voir qui va faire quoi exactement, car je le connais en tant que coach à plein pouvoir. J’espère qu’il va réussir, mais cela dépendra aussi beaucoup de la force de caractère de l’équipe car elle donne l’impression d’être extrêmement fébrile. »
Jean-Guy Wallemme : « Daniel connaît parfaitement le club et la région, il va apporter son expérience, c’est indéniable.
C’est un homme exigeant, fidèle à ses idées et qui aime que son équipe pratique un jeu posé et offensif. Maintenant, je ne sais pas quel sera son rôle exact mais ce n’est pas quelqu’un qui a le tempérament à rester dans les bureaux ! Le championnat file vite et les prochains matchs seront autant de vérités et Lens a vraiment besoin de points. Il ne faut pas oublier que les joueurs sont les principaux acteurs. Daniel était encore entraîneur il n’y a pas longtemps, il connaît les mentalités d’aujourd’hui. Être exigeant, c’est une des priorités de ce métier. Mais la confiance, ça passe aussi par les résultats » Yohan Lachor : « Je l’ai connu lorsqu’il entraînait l’équipe C du Racing, en DH, et je peux vous dire qu’une fois en Ligue 1, il n’avait pas changé. C’est un coach exigeant, mais passionné et qui aime le beau jeu. Il en impose, mais il lui arrive aussi de relâcher la pression et de nous chambrer. La première fois qu’il me l’a fait, je ne savais d’ailleurs pas s’il plaisantait ou non. En tout cas, son parcours et son vécu parlent pour lui, il connaît son métier et peut sortir Lens de cette mauvaise passe. »














