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La Voix du Nord - 13/01/2008
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PARIS SG - LENS
Le Racing compte sur le « Druide » pour retrouver des valeurs capitales
 À Lens, le «Druide» fait figure de messie, mais c’est bien aux joueurs qu’il incombe de se remuer. Après une semaine agitée en coulisses, avec la nomination de Daniel Leclercq au poste de directeur technique pour épauler Jean-Pierre Papin, le RC Lens retrouve aujourd’hui la réalité du terrain face au PSG.

PAR STÉPHANE CARPENTIER
sports@lavoixdunord.fr
PHOTO FRÉDÉRIC DOUCHET




On avait quitté les Sang et Or le 4 janvier sur un match manqué et une triste élimination en Coupe de France à Bollaert face à des joueurs de Ligue 2. Va-t-on les retrouver transfigurés ce soir contre le PSG ? Depuis l’inqualifiable défaite face à Niort, le RC Lens a fait sa révolution. L’arrivée de Daniel Leclercq, 58 ans, figure historique du football artésien, a regonflé le moral des supporteurs.


Depuis qu’il a dirigé son premier entraînement, mercredi, le « Druide » a pris ses marques.
Il a aussi beaucoup discuté avec Jean-Pierre Papin. Le tandem paraissait improbable, il affiche pourtant de réelles satisfactions à travailler ensemble.


Lorsqu’on lui demande qui désormais fait la composition de l’équipe, « JPP » répond du tact au tac ; « L’arrivée de Daniel, c’est du pain bénit pour moi. Il m’apporte l’expérience que je n’ai pas. Pouvoir discuter des choix avec un entraîneur qui a été champion de France, c’est un vrai plus. » Qu’on ne se trompe donc pas. Malgré les apprennes, Papin reste le coach, et c’est le « Druide » qui insiste : « Faut pas s’enlever de la tête que c’est Jean-Pierre l’entraîneur. Moi, je serai en tribune, c’est lui qui sera sur le banc et c’est à lui que reviendront les honneurs de la victoire. »

Le mot interdit

En attendant cette éventualité qui ferait un bien fou à un Racing qui sera en position de relégable au coup d’envoi, les joueurs ont quatre-vingt-dix minutes pour confirmer les impressions favorables qu’ils ont données à leur nouveau directeur technique cette semaine. « Mais c’est le terrain qui décide », insiste-t-il.


Afin de mettre en confiance leurs troupes, Jean-Pierre Papin et Daniel Leclercq refusent de donner une intensité dramatique au résultat final, qui, en cas de défaite pour l’une ou l’autre des deux équipes, risquerait de faire très mal. « Il faut prendre ce match sans trop se mettre de pression, c’est comme ça que l’on repartira sur de bons rails, analyse « JPP ». Il faut que l’équipe se redécouvre, qu’elle se lâche, et dès qu’elle aura gagné un ou deux matchs, tout deviendra plus simple. Qu’on aille à Paris pour se "refaire la cerise", on peut l’espérer, Ce qui est sûr, c’est qu’on ne va pas là-bas en martyrs mais pour essayer de prendre des points. » À Lens, depuis que le « Druide » est arrivé, les consignes sont aussi devenues plus exigeantes. « Même nous, en tant que staff, on s’est remis en question, les joueurs doivent donc aussi le faire car ce sont eux qui détiennent la vérité du terrain. Cette semaine, le discours s’est durci naturellement », explique Papin.


Les mots auront-ils guéri les maux ? Certes, le RC Lens ne jouera pas toute sa saison ce soir au Parc des Princes, mais il est grand temps qu’il renaisse de ses cendres.
Ce serait tellement dommage que le « Druide », qui s’est interdit de prononcer le mot jusqu’ici, soit malgré tout obligé de parler de maintien. •
 

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