La Voix du Nord - 15/01/2008 |
![]() |
En attendant de retrouver le banc, le « Druide » hausse le ton
La cinglante défaite à Paris (3-0) a fragilisé un peu plus un RC Lens qui se dirige tout droit vers la Ligue 2 s’il continue à ce rythme. Dans cette situation de crise, il a été décidé que Daniel Leclercq, le tout nouveau directeur technique, prendrait finalement place aux côtés de Jean-Pierre Papin sur le banc des entraîneurs.sports@lavoixdunord.fr
PHOTO PIERRE LE MASSON
Dimanche soir face au PSG, les Sang et Or n’ont jamais trouvé la potion magique de leur « Druide ». Incapables de guérir leurs faiblesses, ils furent balayés en moins de dix minutes par des Parisiens qu’on disait pourtant plus malades qu’eux. Tandis que les joueurs de la capitale empochaient là leur premier succès de la saison sur leur pelouse, le RC Lens s’enfonçait un peu plus dans la crise. Hier matin, après une nuit gâchée par tant de déception, les mots promettaient d’être durs envers ceux qui n’avaient pas rempli leur contrat sur le terrain. Ils le furent. Les joueurs ont ainsi découvert que le discours de Daniel Leclercq pouvait être très musclé. Le « Druide » a mis les fautifs face à leurs responsabilités.
« JPP » fait profil basInterrogé sur la suite à donner concernant l’arrivée d’éventuels renforts pendant le mercato, il eut d’ailleurs cette réponse aussi déroutante que détonnante : « Nous avons besoin de joueurs, mais on peut aussi se séparer de ceux qui ne jouent pas le jeu. » Demain soir contre Nancy, Daniel Leclercq retrouvera donc finalement ce banc du Racing qu’il a tant chéri et pour lequel il sent encore prêt à tout donner.
Jean-Pierre Papin, lui, se contente de faire profil bas et semble finalement s’accommoder de cette aide aussi inattendue qu’inespérée. Mais les pouvoirs du « Druide » seront-ils suffisants ? Car si son équipe reproduit les mêmes erreurs que ces dernières semaines, il faudrait que ceux-ci soient carrément surnaturels. Le RC Lens vient en effet d’enregistrer sa quatrième défaite consécutive, avec un seul petit but marqué contre neuf encaissés.
Les chiffres sont inquiétants, la dégringolade est réelle. S’il continue encore quelques semaines à ce rythme, le club pourrait très bien imiter le FC Nantes, relégué à la surprise générale à l’issue de la saison dernière.
Si on n’en est pas encore là, tous les voyants sont quand même au rouge. Les supporteurs, qui étaient près de deux mille à avoir rallié la capitale dimanche soir, sont de plus en plus désappointés. Ils avaient d’ailleurs affiché leur mécontentement sur une banderole accrochée aux grilles du Parc des Princes : « Ultimatum ». C’est peut-être aussi l’un des mots qu’utilisera prochainement Daniel Leclercq.
Dans ce contexte délicat, le match face à Nancy, demain soir, en quart de finale de la Coupe de la Ligue, ressemblerait presque à une récréation en comparaison de ce qui attend les Sang et Or en championnat dimanche, à Bollaert, contre l’armada lyonnaise.














