La Voix du Nord - 24/01/2008 |
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Une première mi-temps estampillée VA. Une autre forcément plus lensoise après l’expulsion de Rippert… Voilà pour le bilan synthétique d’un derby engagé et plutôt intéressant, dans lequel le Racing usa de sa confiance retrouvée, de son sang-froid et… de sa supériorité numérique pour aller au bout de ses idées. Mais la flamme valenciennoise fut comme toujours un vecteur d’intérêt important.
Les gardiens. – Si Runje se montra à la hauteur de sa réputation – fiable, jamais pris de court, jamais impressionné –, en revanche Penneteau fut moins en vue. Une légère hésitation sur le second but lensois et des attitudes moins claires.
Les défenseurs. – Mater, sur le côté droit valenciennois, et Belhadj, sur le flanc gauche lensois, furent de sacrés poissons pilotes, agissant avec beaucoup de volonté, de constance et de tonicité. Mais c’est surtout Hilton qui sortit du lot. Le capitaine lensois rayonna sur le match, sa tranquillité et la sûreté de ses interventions pesant très lourd dans la balance. Ainsi que son but, bien sûr. Hilton, c’est une assurance tous risques (voir ses interventions décisives en tant que dernier défenseur).
Les milieux. – Un secteur chaud. Les deux entraîneurs avaient disposé leurs pions de façon quasiment identique, sur la base d’un 4-4-2 ; avec plus de densité physique chez les Lensois. Doumeng fit une première mi-temps solide et pleine de culot, Saez l’épaulant dans un rôle moins valorisant mais tout aussi sensible. À dix contre onze, l’action des deux lutins valenciennois devint forcément moins tranchante. Et Sidi Keita, l’homme qui monte au Racing, put alors mieux exprimer son savoir-faire, imposant notamment ses impacts physiques et son coeur.
Les attaquants. – Comment pourrait-on oblitérer le coup de génie de Savidan sur l’ouverture du score sous prétexte que VA a perdu ? « Savigol » marqua le derby de son empreinte. Audel eut pour sa part une influence moins directe. Mais il travailla beaucoup en piston.
Côté lensois, Maoulida tenta souvent, par ses décrochages et ses élans, de bouger l’axe central adverse. Quant à Monnet-Paquet, qui avait relayé Pieroni, il eut le mérite de marquer le but décisif à un moment clé.
PIERRE DIÉVAL
LES NOTES – VALENCIENNES : Penneteau (5) ; Mater (6), Sommeil (5), Rippert (4), Ducourtioux (5) ; Doumeng (6), Saez (5), Belmadi (6), Audel (6) ; Savidan (7), Pujol (4).
– LENS : Runje (7) ; Laurenti (5), Bisevac (5), Hilton (8), Belhadj (6) ; Demont (5), Si. Keita (7), Kovacevic (6), Monterrubio (5) ; Maoulida (5), Pieroni (4).














