p

L'actualité sportive :
du :
 
La Voix du Nord - 02/03/2008
Imprimer l'article
LENS - TOULOUSE
Les héros de mercredi sont tombés de leur nuage
 À l’instar de Maoulida et Iluage, les deux équipes n’arriveront pas à se départager… Émoussés par leur match de Coupe de la Ligue disputé mercredi, les Sang et Or ont laissé filer une victoire qui leur tendait pourtant les bras après avoir rapidement ouvert le score. En attendant le résultat du PSG ce soir à Bordeaux, ils occupent ce matin la seizième place alors qu’ils auraient pu faire un bond au classement.

PAR STÉPHANE CARPENTIER

sports@lavoixdunord.fr
PHOTO FRÉDÉRIC DOUCHET

« Après les rillettes, le cassoulet » afficha fièrement un supporteur depuis la tribune du

kop lensois, quelques instants avant le début de la rencontre.
Après s’être régalés il y a trois jours au Mans, où ils ont brillamment gratté leur billet gagnant pour le Stade de France, les Sang et Or se devaient en effet d’ajouter Toulouse au menu d’une semaine très chargée. Un match pas franchement anodin pour le Racing, dont la dix-septième place au classement avant le coup d’envoi faisait un peu désordre pour une équipe qui, dans moins d’un mois, aura les honneurs de la finale dont tout le monde parle désormais dans les travées de Bollaert.

Malgré la débauche d’énergie déployée mercredi, Jean-Pierre Papin avait choisi d’aligner le même onze de départ, à deux exceptions près, Runje remplaçant Le Crom dans les buts, et Bisevac prenant la place de Carrière.
L’entame des débats rassura le public Sang et Or. Son équipe en avait encore sous la semelle et sur le premier vrai ballon d’attaque elle ouvrit magnifiquement le score grâce à un but plein d’adresse et de sang-froid du talentueux Loïc Rémy.
On ne jouait pas depuis dix minutes et Lens avait donc déjà assommé une équipe toulousaine venue pourtant dans l’Artois avec l’espoir de mettre fin à une longue série de neuf matchs sans victoires.
Plus forts techniquement et collectivement, les Sang et Or au- raient même dû creuser l’écart avant la pause, mais leur manque de percussion dans la surface adverse ne leur permit pas de se mettre à l’abri. Dommage, car au retour des vestiaires la fatigue se fit sentir un peu plus alors que Toulouse, au contraire, décida de se lancer réellement dans la bataille. Une frappe de Gignac, entré en jeu à la mi-temps pour muscler l’attaque du TFC, fit monter l’adrénaline dans la défense (53e).

Le TFC : quatre cents minutes sans but !


C’était l’une des rares occasions pour des joueurs du Sud-Ouest atteints par une pénurie de buts, eux qui n’ont marqué qu’une seule fois lors de leurs six derniers matchs. Mais il n’en faut parfois pas beaucoup pour quand même revenir au score. Les Lensois l’apprirent à leurs dépens. Car après avoir raté deux belles opportunités par Monnet-Paquet puis Demont, c’est au contraire Toulouse qui revit enfin la vie en rose lorsqu’Émana égalisa dans un silence de cathédrale. Les Toulousains n’avaient plus marqué depuis exactement quatre cents minutes en championnat, il fallait que cela arrive à Bollaert… Cette égalisation surprise, qui ne reflétait pas vraiment le match mais récompensait le courage du TFC, obligea le Racing à tenter le tout pour le tout, mais on sentait bien que les Sang et Or étaient trop émoussés.
Il fallut donc se contenter d’un partage des points qui n’arrange guère Lens dans sa quête de réhabilitation au classement. On se consolera en songeant que la soirée aurait également pu virer encore plus mal si Runje n’avait pas joué les pompiers de service en toute fin de partie sur une frappe d’Elmander.  •
 
Nos autres sites :