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La Voix du Nord - 08/03/2008
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AUXERRE - LENS
Maoulida - Pedretti ou, quand deux partenaires deviennent adversaires
 Toifilou Maoulida et Benoît Pedretti, équipiers en début de saison, seront opposés ce soir. Lens et Auxerre sont à un carrefour de leur championnat. En cas de victoire ce soir, les Nordistes sortiraient de la zone rouge tandis que les Bourguignons, s’ils prennent les trois points, se rapprocheraient du maintien. Toifilou Maoulida et Benoît Pedretti se sont croisés à Auxerre. Pour six mois seulement puisque lors du mercato, Maoulida a rejoint le Nord. Mais l’amitié a résisté…

PAR OLIVIER FOSSEUX

sports@lavoixdunord.fr
PHOTOS PIERRE LE MASSON ET DIDIER CRASNAULT


– Comment qualifieriez-vous la rencontre de ce soir ?
Toifilou Maoulida :
« Peu importe la manière, il nous faut des points, des points et des points. La situation comptable n’est pas évidente car nous ne sommes qu’à trois points de la zone de relégation. »


Benoît Pedretti : « C’est un match charnière pour nous. On sort d’une bonne série et si on gagne contre Lens, il ne nous restera plus que six points à prendre pour assurer le maintien. »


– Vous avez joué six mois ensemble à Auxerre. Comment vous jugez-vous ?


T. M. : « “Ben” est un milieu de terrain que j’apprécie beaucoup pour sa technique, sa vision du jeu. C’est un joueur très adroit, qui récupère beaucoup de ballons. Il a connu le très haut niveau et je pense qu’il a retrouvé à Auxerre l’ambiance familiale qu’il avait connue à Sochaux. »

B. P. : « Toifilou est un joueur qui va vite, qui aime prendre la profondeur et qui marche à la confiance. À Auxerre, il y a eu ce match contre Bordeaux (lors de la deuxième journée, Maoulida ratait deux penaltys, Auxerre s’inclinait et l’attaquant était pris en grippe par les supporteurs de l’AJA). Ça m’a fait plaisir qu’il marque dès son arrivée à Lens. »

 


– Avec le recul, comment analysez-vous ce fait de jeu contre Bordeaux ?
T. M. :
« C’est le tournant de ma demi-saison à Auxerre. Il y a eu un trop gros tapage autour de ces penaltys. Après, on me sifflait dès que j’avais le ballon et c’est devenu très difficile pour moi. Sur mon expérience à l’AJA, j’assume que ça se soit mal passé. Mais j’ai un reproche à faire. Je n’ai pas senti la volonté de l’ensemble du club de me recruter. Jean Fernandez me désirait à 100 % mais pas les dirigeants. J’aurais eu besoin de soutien et je ne l’ai pas senti. Après ça s’est enchaîné car un joueur, ça marche à la confiance. »

B. P. : « Ça a pris une trop grosse ampleur. Si cela se passe à la onzième journée, on n’en parle peut-être pas car ça arrive de rater des penaltys. Mais là, comme c’est le début du championnat et que l’on n’est pas bien… Dans le vestiaire, on a essayé de soutenir Toifilou. Notre début de saison difficile n’a rien à voir avec ces deux penaltys ratés. »


– Y a-t-il une anecdote sur l’autre qui vous vient à l’esprit ?
T. M. : « En huitièmes de finale de la Coupe de la Ligue contre Nice, “Ben” tente une frappe. Il la rate complètement et ça devient une passe décisive puisque je marque derrière. On en plaisante encore car d’habitude “Ben” est plutôt adroit dans ce genre d’exercice. »

B. P. : « À Auxerre, Toifilou était un adepte du sauna. Je voudrais savoir si, à Lens, il y passe autant de temps. Depuis qu’il est parti, on a un peu plus de place… »


– Pour terminer, avez-vous un message à adresser à l’autre avant la rencontre de ce soir ?
T. M. :
« Benoît, si tu peux éviter de nous inscrire un coup franc car je vois qu’en ce moment, tu marques beaucoup. On a besoin de points.  »

B. P. : « Que Toifilou continue de marquer mais pas contre nous. Nous avons pris du plaisir à jouer ensemble mais il n’y aura pas de cadeaux ce soir. On rigolera après le match. » •
 

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