L'actualité sportive :
du :
 
La Voix du Nord - 11/03/2008
Imprimer l'article
Leclercq et Papin misent sur l’esprit lensois

 «JPP» et Leclercq prennent le derby comme un bonus. Daniel Leclercq, comme Jean-Pierre Papin, est revenu d’Auxerre frustré et conscient que le Racing a sûrement laissé passer sa chance en Bourgogne compte tenu de son emprise sur le match.


« Je retiens qu’il manqua l’essentiel, à savoir la victoire. On est un peu déçus mais on ressent tout de même beaucoup de joie d’avoir aussi bien collaboré ensemble (avec les joueurs) dans l’approche du jeu. On a vite cerné l’envie de jouer et de gagner. C’est peut-être ça qui, finalement, nous a mis dans la difficulté au moment de conclure… » Une relative contre-performance qui, dans le contexte de lutte quasi permanente contre les miasmes d’une compétition yo-yo, engendre forcément des regrets. «  C’est toujours dur d’affirmer un projet de jeu. Alors, quand il n’y a pas la satisfaction au bout, on est logiquement sur le fil du rasoir.


Mais il s’agit d’un petit souci : ça ne doit pas occulter l’esprit du groupe. » Lens va mieux, c’est clair. Jean-Pierre Papin ne manque donc pas, en écho, de valider la rassurante tendance : « Lens est dans une série positive depuis janvier car il s’est passé beaucoup de choses : notre jeu s’est amélioré et il y a désormais une volonté de défendre et d’attaquer ensemble. Les gars sont tout simplement en train de démontrer qu’ils ont leur place en Ligue 1 sans aucun problème. »

Lens traîne à Bollaert

Concernant le sujet lillois du moment et les conséquences heureuses qui pourraient naître d’un rebond opportun à Bollaert où, pourtant, le Racing n’a pas gagné depuis le 20 janvier (Lyon), Papin va droit au but : « Ce match, c’est du bonus ! » Pour sa part, Daniel Leclercq évacue à sa façon, c’est-à-dire avec humour, toute relation désagréable avec le fait que le Lens, dans sa version d’avant-mercato (celle de ce soir, sans ses trois recrues), ne serait pas capable d’exprimer ses idées simplement : « Je n’étais pas là. Cette équipe, je ne la connaissais pas.
C’était quand, ça ? Très honnêtement, je ne vois pas pourquoi les joueurs alignés aujourd’hui contre le LOSC ne feraient pas comme Kad Merad. Lui, le Marseillais, s’est bien adapté au nouveau contexte de sa vie dans le film des Ch’tis ! » • 
P. DI.


Nos autres sites :