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La Voix du Nord - 12/03/2008
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AMBIANCE
Quand Lille rigole, c’est Lens qui déprime
 Béria, Cabaye et les Lillois sont repartis de Bollaert avec le sourire... et trois points. Un derby, ça se mérite. Ce n’est pas la foule de Bollaert qui dira le contraire. Tous les ingrédients étaient en effet réunis pour rendre épique cette cent unième confrontation de l’histoire entre Lens et Lille : la pluie, le vent et la pression sur le dos de deux équipes mal classées.


On comprend alors un peu mieux la joie des uns et la déception des autres après le match. Tandis que les mille trois cents supporteurs lillois continuèrent à chanter de longues minutes après le coup de sifflet final, les Lensois n’avaient plus qu’à aller se consoler avec un bon cornet de frites « cent pour cent blanc de boeuf » que la France entière nous envie.



Béria : une première visite payante

« C’est une immense déception » lâcha Gervais Martel, le président d’un RC Lens qui a raté l’occasion de s’offrir un bon bol d’air avant la finale de la Coupe de la Ligue du 29 mars, que tous ses fans attendent. « On n’a joué qu’une mi-temps, ce n’était pas suffisant pour espérer quoique ce soit », analysa Fabien Laurenti, le latéral droit du Racing, bien secoué hier par les deux Brésiliens de Lille, Emerson et Bastos.


Car même l’ambiance surchauffée de la légendaire « Marek », la tribune du kop lensois, n’a pas fait peur au LOSC.
« C’est la première fois de ma vie que j’ai eu autant de mal à jouer une touche, entre deux briquets, une montre ou des pièces de monnaie qui volent, ce n’était pas évident de se concentrer. J’ai même donné 2 euros à l’arbitre », sourit le Lillois Franck Béria.


Qu’on se rassure, le défenseur du LOSC n’avait toutefois pas l’intention d’acheter le match. Lui qui avait vécu un premier derby tronqué, en Coupe de la Ligue, le 26 septembre, lors d’un duel au stade de la Licorne d’Amiens devant à peine six mille spectateurs, se souviendra longtemps de sa première visite avec Lille à Bollaert. Une victoire, un but, « quelques secondes de rêve après avoir marqué », et à l’arrivée quatre places gagnées au classement.


Quand Lille rigole, c’est Lens qui déprime. Hier soir, les mines étaient forcément tristes dans le Pas-de-Calais. •

 STÉPHANE CARPENTIER
PHOTO CHRISTOPHE LEFEBVRE


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