La Voix du Nord - 13/03/2008 |
![]() |
LIGUE 1
Faut-il être inquiet pour le Racing ou miser sur une réaction éclair ?
Faut-il être inquiet pour le Racing ou miser sur une réaction éclair ?
Le derby, vu du côté lensois, renvoie une image terriblement floue. Pauvreté technique, pouvoir de création limité, gêne sensible dans le jeu… Le Racing, sans ses recrues du mercato, a rappelé celui des mauvais jours. Un sursaut est obligatoire contre Marseille.PAR PIERRE DIÉVAL
sports@lavoixdunord.fr
PHOTO FRÉDÉRIC DOUCHET
Naïvement, on s’était dit que le Racing avait fait le plus dur. « Pendant les six premiers mois du championnat, toutes les équipes venaient à Bollaert pour gagner alors qu’auparavant elles songeaient surtout à ne pas perdre. Aujourd’hui, les choses ont heureusement changé… » En prélude au derby, Yohan Demont avait planté ce qu’il croyait être le nouveau décor lensois : une équipe qui rejoue et qui, en dépit de certains freins sur ses terres, était, semble-t-il, repartie de l’avant.
Sur la base d’indices, à ses yeux révélateurs, Daniel Leclercq avait même cru bon d’ajouter : « Les joueurs ont intégré des valeurs à l’extérieur. Il leur reste à en faire autant chez eux. De nos jours, la vérité appartient à ceux qui mettent le ballon au fond ! »
Lens en danger ?
Après la défaite contre Lille, qui n’a rien d’illogique tant le LOSC montra de l’envie et de la maîtrise, que peuvent encore valoir ces mots ? Pas grand-chose, hélas, même s’il convient de limiter la portée arithmétique de la défaite et de ne pas se résoudre trop vite à l’idée que Lens s’est égaré pour de bon. Car, dans le derby, le jeu du Racing ne pesa pas lourd. Le simple fait que certains joueurs aient évolué si loin de leur registre, qu’ils se soient révélés à ce point insipides dans la conduite du ballon et… la difficulté, a de quoi inquiéter. Lens serait-il à nouveau en danger ?
Le match qui s’annonce « face à l’équipe la plus en forme du moment » (Gervais Martel), et avec tout ce qu’il induit en termes d’attente, d’espoirs fébriles aussi, apportera sans doute une réponse. De l’aptitude des Lensois – qui retrouveront Rémy, Belhadj et Maoulida – à contrarier l’OM, et surtout à caler leur football sur d’autres standards que ceux du derby, dépendra pour une large part leur vie future.
La finale de la Coupe de la Ligue ne doit pas être un miroir aux alouettes. L’exigence du moment est ailleurs.








