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La Voix du Nord - 23/03/2008
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RENNES - LENS Le Racing lâche les chevaux mais ne décolle pas
 Arrivés lors du mercato d’hiver, Loïc Rémy et Toifilou Maoulida font le show. Lens mérite incontestablement le trophée de l’équipe la plus spectaculaire depuis le début de l’année. Mais c’est encore bien insuffisant pour assurer le maintien en L1. Les Sang et Or affrontent encore un concurrent direct ce soir à Rennes. Et pas question de songer déjà à la finale de la Coupe de la Ligue !


PAR FRÉDÉRIC RETSIN

sports@lavoixdunord.fr
PHOTO SAMI BELLOUMI

 

Quitte à rester à fond de cale, autant que ce soit avec du panache ! C’est ce qu’on pourrait croire à la lecture des chiffres qui affolent presque tous les compteurs statistiques liés à l’équipe lensoise depuis la trêve hivernale.


Car suivre un match du Racing, c’est déjà l’assurance d’assister à 3,38 buts en moyenne (quarante et un en douze matchs) depuis la claque reçue le 13  janvier à Paris (0-3).
Si ces chiffres sont évidemment dopés par la spectaculaire demi-finale de la Coupe de la Ligue gagnée au Mans (5-4), ils reprennent aussi les deux partages concédés contre Nice et à Auxerre (0-0) en championnat.


C’est un fait : Lens séduit son public. Malgré le classement et la menace permanente de la zone rouge dans une compétition toujours aussi tarabiscotée, l’équipe bénéficie du soutien de ses supporteurs rassurés par le retour de Leclercq aux affaires mais aussi emballés par quelques renversements de situations spectaculaires.
Parmi l’une des explications à la transformation du jeu lensois : la réussite du mercato hivernal essentiellement porté sur l’offensive. Jusque-là, Papin regrettait l’absence de solution complémentaire à Dindane, obligé de supporter seul le poids dans ce secteur du jeu. « L’équipe manquait de profondeur, analyse Toifilou Maoulida. Avec Rémy et Belhadj, on a apporté cette qualité et un dynamisme qui ont profité au jeu lensois. » « On a simplifié nos circuits pour arriver un peu plus vite devant le but adverse », ajoute Papin. Ce qui n’empêche pas l’entraîneur artésien de pointer des déficiences encore trop récurrentes : « Contre Marseille, cette force nous a rendus un peu trop euphoriques. Le foot, ce n’est pas que l’attaque ! On met trois buts en vingt minutes. À 3-2, il ne fallait pas se demander si on devait en planter un quatrième mais fermer le jeu et rendre notre cage inaccessible par tous les moyens. On n’a pas su le faire. »

Pas plus avancés

On peut aussi noter que les Lensois ont parfois attendu d’être menés au score ou carrément placés au pied du mur pour débrider leurs matchs. «  Dans notre position, on hésite d’abord à se livrer, admet Olivier Monterrubio. On demande moins à Mangané de monter (comme sur le deuxième but face à l’OM). Mais à 0-2, on est bien obligés de tenter le tout pour le tout. » « Forcément, ça laisse aussi des espaces derrière », précise Maoulida. Et quand ça veut sourire, ça renvoie même tout Bollaert à la maison et content pour la semaine… L’encadrement n’est pas inquiet sur l’état d’esprit collectif. « Il faut simplement l’afficher en permanence », relève Papin qui s’attache d’abord à la gestion comptable du parcours lensois. C’est encore là que le bât blesse : malgré ses feux d’artifice, le Racing ne prend pas plus de points qu’avant la trêve (1,27 contre 1,28 en exceptant la période Guy Roux). Ce qui fait dire à l’entraîneur : « Le spectacle, c’est bien. J’ai sans doute des joueurs qui ne pensent qu’à ça et tant mieux pour le public. Mais nous avons encore besoin de prendre neuf points. De n’importe quelle manière et le plus vite possible… » 
 

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