La Voix du Nord - 04/04/2008 |
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LENS
Les Sang et Or décrètent la mobilisation générale
Les Sang et Or décrètent la mobilisation générale
Alors que le club vient de vivre l’un des épisodes les plus tristes de son histoire, les joueurs et le staff ne veulent désormais plus penser qu’à l’aspect sportif avant le match de demain à Bollaert contre Metz.PAR STÉPHANE CARPENTIER
sports@lavoixdunord.fr
PHOTO FRÉDÉRIC DOUCHET
Les sourires avaient beau égayer les visages des joueurs hier matin à l’entraînement, la banderole de la honte affichée samedi soir au Stade de France monopolisait encore les discussions. En attendant que la commission de discipline fasse son travail sur les suites à donner à cette affaire, Gervais Martel espère désormais qu’on ne parle plus que de football et rien que de football : « Que les membres de la commission de discipline fassent leur enquête et prennent leur décision en leur âme et conscience, mais moi je ne peux pas être juge et partie. La finale est jouée et elle est perdue. Nous avons été pris dans un tourbillon médiatique, on doit maintenant revenir au terrain le plus rapidement possible. » Avant-hier soir, le président du RC Lens a rencontré les représentants des groupes de supporteurs. Lors de cette réunion, on évoqua forcément une animation spéciale dans les tribunes comme éventuelle réponse à la banderole parisienne. Il a finalement été décidé que la meilleure attitude possible n’était pas d’afficher un quelconque message écrit mais de resserrer les liens derrière l’équipe, la mobilisation générale a été décrétée. Avant le coup d’envoi face à Metz, les joueurs devraient même effectuer le tour des tribunes pour exhorter leurs fidèles à les encourager de plus belle. « On doit sensibiliser le public de Bollaert pour qu’il soit derrière son équipe, peut-être encore plus que d’habitude. Il faut un message fort. Aujourd’hui nous sommes parmi les quatre ou cinq équipes qui doivent lutter pour ne pas descendre, nous avons largement le potentiel pour réussir dans notre entreprise, mais il faut que tout le monde se mobilise. Après, ce sera aux joueurs de faire le boulot », explique Gervais Martel.
PHOTO FRÉDÉRIC DOUCHET
Les sourires avaient beau égayer les visages des joueurs hier matin à l’entraînement, la banderole de la honte affichée samedi soir au Stade de France monopolisait encore les discussions. En attendant que la commission de discipline fasse son travail sur les suites à donner à cette affaire, Gervais Martel espère désormais qu’on ne parle plus que de football et rien que de football : « Que les membres de la commission de discipline fassent leur enquête et prennent leur décision en leur âme et conscience, mais moi je ne peux pas être juge et partie. La finale est jouée et elle est perdue. Nous avons été pris dans un tourbillon médiatique, on doit maintenant revenir au terrain le plus rapidement possible. » Avant-hier soir, le président du RC Lens a rencontré les représentants des groupes de supporteurs. Lors de cette réunion, on évoqua forcément une animation spéciale dans les tribunes comme éventuelle réponse à la banderole parisienne. Il a finalement été décidé que la meilleure attitude possible n’était pas d’afficher un quelconque message écrit mais de resserrer les liens derrière l’équipe, la mobilisation générale a été décrétée. Avant le coup d’envoi face à Metz, les joueurs devraient même effectuer le tour des tribunes pour exhorter leurs fidèles à les encourager de plus belle. « On doit sensibiliser le public de Bollaert pour qu’il soit derrière son équipe, peut-être encore plus que d’habitude. Il faut un message fort. Aujourd’hui nous sommes parmi les quatre ou cinq équipes qui doivent lutter pour ne pas descendre, nous avons largement le potentiel pour réussir dans notre entreprise, mais il faut que tout le monde se mobilise. Après, ce sera aux joueurs de faire le boulot », explique Gervais Martel.
L’épisode malheureux du Stade de France est malheureusement venu se greffer à un contexte sportif déjà difficile pour le RC Lens. Depuis la victoire du PSG face à Strasbourg mercredi soir en match en retard, le Racing a même rétrogradé à la dix-huitième place du classement et c’est donc dans la peau d’un relégable qu’il va accueillir le dernier de la classe. « Bien sûr que le fait de se retrouver en si mauvaise posture nous met encore plus de pression, concède Toifilou Maoulida. Nous sommes dans la zone rouge, nous en sommes conscients, il faut aller au combat et gagner pour respirer un peu, il y a eu tellement d’agitation ces derniers jours… La survie du club est en jeu, il faut sortir le Racing de là, la victoire est obligatoire, il n’y a pas d’alternative possible. » À tous les étages du club, chacun est conscient qu’il faut désormais tirer un trait sur ce qui vient de se passer. « On a fait notre boulot en répondant à ce qui s’est passé samedi dernier, maintenant nous devons remettre toute notre énergie vers le jeu », conclut Gervais Martel. Le président du Racing étudie aussi la possibilité d’effectuer un geste financier envers les supporteurs qui feront les prochains déplacements à Lorient et au Mans. Rarement la famille lensoise n’avait eu autant besoin de tous ses membres.















