La Voix du Nord - 05/04/2008 |
![]() |
Après la banderole, Bollaert attend un retour en grâce
Dix-huitième, le RC Lens n’a pas d’autre choix que de s’imposer ce soir à Bollaert face au FC Metz, le dernier de la classe. Dans le cas contraire, c’est l’avenir du club en Ligue 1 qui serait sérieusement mis en danger.sports@lavoixdunord.fr
PHOTO SAMI BELLOUMI
Une semaine après son match de gala contre le PSG au Stade de France, le RC Lens est de retour à Bollaert. Les joueurs n’auront malheureusement pas de trophée à brandir devant un public déçu par la défaite en Coupe de la Ligue et blessé par la banderole de la honte. Mais si les supporteurs ont besoin de retrouver leur fierté, le club n’a toutefois plus le temps de ressasser les affres liées à cette maudite finale. Il doit d’abord se concentrer sur le match qui l’attend ce soir.
État d’urgence
Lens reçoit Metz et personne ne comprendrait en effet que le Racing ne l’emporte pas face à une équipe qui a déjà perdu vingt et un matchs cette saison et encaissé plus de cinquante buts. Largués au classement, les Lorrains préparent déjà leur avenir à l’étage inférieur. Si Lens ne gagne pas ce soir, on pourrait alors presque parler de mise en bouche pour la saison prochaine en… L2.
« Bien sûr que nous sommes blessés et révoltés, on espère donc que la réaction des joueurs sera très forte », avance Jean-Pierre Pierre Papin. S’il tient compte de l’enjeu extra-sportif qui entoure le match, le coach du Racing a néanmoins compris que l’important était désormais de sauver le club de la relégation. « Nous ne sommes pas aveugles, nous connaissons notre classement. Il faut arrêter de se leurrer, je n’attends pas autre chose de mes joueurs que les trois points de la victoire. » Les Lensois sont dos au mur. Leur position de relégable va-t-elle les piquer au vif ? La dernière fois que le Racing s’était retrouvé dans la zone rouge, il avait répondu à ses détracteurs par une cinglante victoire contre le leader lyonnais (3-0). Ce coup d’éclat, qui remonte déjà au 20 janvier, reste d’ailleurs le dernier des Sang et Or à Bollaert, qui, depuis, ont enchaîné cinq matchs sans succès devant leur public. Certes, ils ont parfois régalé la foule, comme lors de leur dernière sortie à domicile contre Marseille (3-3), mais il est désormais plus que temps de serrer les boulons. « On prône un jeu pour aller très vite vers l’avant, mais le foot c’est aussi ne pas prendre de buts. On doit stopper l’hémorragie. Il faut savoir balancer les ballons dans les tribunes quand il le faut », concède Jean-Pierre Papin. On l’aura compris, c’est l’état d’urgence au Racing.












