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La Voix du Nord - 08/04/2008
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LENS
Le Racing prisonnier d’un terrible match à quatre
 Monterrubio et les Lensois se rendent à Saint-Étienne assaillis par le doute après le nul concédé samedi à Metz. Lens, Toulouse, Paris et Strasbourg : à six journées de la fin, ces quatre équipes à égalité de points (35 points) devraient se disputer les deux derniers billets pour le maintien en L1. Chaud devant.

PAR ANTOINE PLACER
sports@lavoixdunord.fr
PHOTO STÉPHANE MORTAGNE

Ce matin, de Lens à Toulouse, de Paris à Strasbourg, on tremble, mais personne n’envie le confort psychologique des Messins, assurés de jouer en L2 la saison prochaine. Ces quatre équipes, placées sur la même ligne, vont s’astreindre à une sorte de roulette russe angoissante mais inévitable pour éviter un krach sportif retentissant. Les Sang et Or, qui disputent un match en retard capital demain à Saint-Étienne (lire ci-dessous), peuvent encore s’extirper de ce petit groupe et de ce jeu pervers. C’est un avantage indéniable sur leurs concurrents. Mais c’est peut-être le seul.

Dynamique. – Depuis le début de l’année 2008, les chiffres plaident pour le Racing. Les Lensois ont disputé douze matchs, Paris, Strasbourg et Toulouse, treize. À la moyenne de points, les joueurs de Papin et Leclercq (1,25 point par match) devancent le Paris Saint-Germain (1 point), Strasbourg (0,84 point) et Toulouse (0,77 point).
Mais si l’on affine les chiffres, sur la base de la dynamique récente (les cinq derniers matchs), l’analyse diffère légèrement : c’est Toulouse qui mène (1,2 point par match), devant Paris et Lens (0,8 point), et loin devant Strasbourg (0 point) en chute libre avec cinq défaites consécutives. Autant dire que si l’on reste sur cette moyenne, Strasbourg accompagnera Metz en L2, Paris et Lens se « disputant » le dernier billet.

Calendrier. – Même si l’on ne peut rien prévoir avec cette L1 insaisissable, les calendriers respectifs peuvent donner une idée de la fin de saison. À ce petit jeu, ce sont Toulouse et Strasbourg qui y perdent. Le TFC doit se déplacer à Monaco, Lille et Rennes, et recevoir Bordeaux, le PSG et VA. Que du lourd.
Les Strasbourgeois, eux, doivent se déplacer quatre fois (VA, Rennes, Nancy, Marseille) pour seulement deux réceptions (Caen et… Lyon). En matière de difficulté, les Sang et Or ne sont pas loin derrière, malheureusement, avec trois réceptions périlleuses (Sochaux, Monaco, Bordeaux) et un derby brûlant à Lille lors de l’avant-dernière journée.
Le PSG, de son côté, possède une dernière ligne droite abordable (Nice, Caen, Auxerre et Saint-Étienne) et pourrait faire une nette différence le 3 mai, lors d’un certain Toulouse - PSG…

Impression. –
Sur le papier, et vu d’ici, Paris semble bien parti pour se maintenir. Les succès en Coupe de la Ligue et face à Strasbourg ont à peine été nuancés par la courte défaite à Nancy ce week-end (1-0). Cela fera plaisir à ceux qui pensent qu’un puissant lobby oeuvrera à la survie du club de la capitale… En revanche, Strasbourg présente le parfait portrait robot du candidat à la L2, entre effectif léger, calendrier compliqué et dynamique en berne. Le maintien pourrait donc se jouer entre Toulouse et Lens. À moins que les Sang et Or, en s’imposant demain à Saint-Étienne, ne s’enlèvent d’eux-mêmes quelques maux de tête…  •
 
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