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La Voix du Nord - 13/04/2008
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LORIENT - LENS
Un terrible coup de massue pour les Sang et Or
 Éric Carrière a sans cesse distribué de bons ballons à ses attaquants qui les ont «vendangés». La situation se complique pour les Sang et Or. Défaits à Lorient dans un match qu’ils ont dominé pendant que Toulouse s’imposait à Monaco, ils se retrouvent en position de relégables.

À LORIENT, PAR OLIVIER FOSSEUX
sports@la voixdunord.fr
PHOTO FRÉDÉRIC DOUCHET

La scène fut terrible hier soir au coup de sifflet final. Gervais Martel, dans la tribune lorientaise, resta prostré les doigts sur la bouche. Jean-Pierre Papin demeura figé, les yeux dans le vide. Et pendant ce temps, les supporteurs lorientais qui chantaient : « On reste en Ligue 1  ». Que ce fut cruel pour ces Lensois, auteurs d’un de leurs meilleurs matchs depuis un mois et qui ont encore vu la réussite les fuir.

Toulouse ayant gagné, le mini-championnat pour le maintien est en train de virer au cauchemar pour les Nordistes. L’analyse de Christian Gourcuff ne les consolera pas : « On a joué Toulouse il y a une semaine et il n’y a pas photo entre les deux équipes. On n’a pas été malheureux ce soir. » Les Lensois, eux, le sont en revanche.

Lens s’était pourtant rassuré avec ses armes, hier soir, à Lorient. Exit donc le 4-1-4-1 balayé en un quart d’heure à Saint-Etienne, mercredi, et retour du 4-2-3-1 qui permit aux Lensois d’avoir la possession de la balle en début de match et donc d’en priver les Lorientais. Le pressing nordiste était assez ordonné. Une statistique parle d’elle-même au cours de cette première période. Le Racing interceptait en moyenne le ballon à 41 mètres de ses buts. La défense rendait donc une copie très honorable même si elle connut quelques frayeurs. Il y eut ce dégagement manqué par Coulibaly que Marin n’exploita pas (22 e), ou encore cette mésentente entre Runje et Hilton, mais Ramos veillait (29e).
Mais on ne sort pas du doute en trois jours… Rassuré par sa défense, le Racing se projetait vers l’avant. Le retour de Carrière à la baguette était positif avec des ballons propres, une alternance de jeu court et de jeu long. Mais, à l’approche de la surface de réparation, pas un Nordiste n’avait l’étincelle magique. Et la première frappe cadrée fut l’oeuvre de Belhadj dans le temps additionnel, trop molle pour inquiéter Audard (45e+1).

Poteau de Dindane

Le gardien des Merlus fut en revanche nettement plus inquiété après la pause. Mais cette fois, c’est la scoumoune qui touchait l’attaque lensoise et notamment Dindane. Après une première reprise instantanée qui fila au-dessus du cadre (48e), l’Ivoirien manqua de réussite. Il se coucha parfaitement sur un centre au millimètre de Laurenti mais Audard, scotché, fut sauvé par son poteau (59e). Dans la minute suivante, Dindane se présenta devant le gardie breton, le dribbla, mais manqua le cadre (60e).
« Même si on rate deux, trois occasions, il ne faut pas baisser la tête et il faut persévérer », avait dit cette semaine Marco Ramos. Alors « JPP » lança dans le bain Monterrubio, son meilleur buteur. Et les Lensois restèrent toujours dans le camp des Merlus. Carrière décala Monterrubio qui centra sur Dindane. Audard, en réussite, repoussa le tir à bout portant de l’Ivoirien (84e).
La suite fut terrible. Un scénario qui semble se répéter cette saison. Un long dégagement, un duel, un ballon qui revient sur Saifi et le Lorientais transforme la seule frappe cadrée de son équipe de la seconde période (85e). Terrible. Audard préserva encore les siens dans le temps additionnel. Ce matin, Lens, 18e, voit son horizon en Ligue 1 s’obscurcir.  •
 
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