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La Voix du Nord - 10/05/2008
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Trois clubs sur le fil du rasoir
Un match à trois, à la vie, à la mort… Qui de Toulouse, Lens ou Paris accompagnera Metz et sûrement Strasbourg en Ligue 2 ? L’exercice d’évaluation n’est pas simple et l’histoire nous enseigne qu’en pareils cas, toute forme de logique est à bannir. Une certitude : l’équipe qui perdra ce soir sera en grand danger.

 

 

 

TOULOUSE (39 pts, différence de buts : – 6). Va à Rennes.
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Psychologiquement, le point arraché face au Paris SG vaut de l’or. Les Toulousains ne manqueront pas d’y voir un signe fort.
L’atout Elmander n’est pas à négliger non plus. À cela, il faut ajouter le savoir-faire d’Élie Baup, guide très sûr dans la difficulté. Le fait de recevoir, au final, un VA un peu absent ces derniers temps à l’extérieur, peut être assimilé à une esquisse de garantie mathématique.
À l’extérieur, le Téfécé a souvent été bon (cinq succès).
Les moins Jouer à Rennes, ce n’est pas un cadeau. Car l’équipe bretonne marche plutôt bien chez elle. Et l’Europe est toujours en ligne de mire pour les Bretons. L’inconstance toulousaine est un frein.

 

 

LENS (39 pts, – 8). Va à Lille.
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Les Lensois savent ce qu’ils ont à faire et ils donnent l’impression de vouloir enfin assumer leurs responsabilités jusqu’au bout. Le sentiment de révolte, au sein du groupe, peut être aussi un vecteur de réussite à Lille où Loïc Rémy reviendra dans le circuit dès le coup d’envoi.
Les moins Lille, aujourd’hui ; Bordeaux, pour finir. Aïe ! À l’âpreté de ces affiches, d’autant plus sensibles que ces deux adversaires ont encore de gros objectifs, s’ajoute le sentiment confus que Lens n’a sans doute pas le profil guerrier requis dans un tel contexte. Les Lensois auront-ils la capacité d’aller au combat sans retenue ? Seront-ils surtout en mesure de contrarier un LOSC bien structuré et porté par une vague montante sans deux de leurs leaders, Dindane et Hilton ?

 

PARIS SG (39 pts, – 9). Reçoit Saint-Étienne.
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Même si tout est loin d’être réglé sur le terrain, le club semble avoir enfin trouvé une ligne directrice en coulisses avec l’émergence d’un homme fort, Michel Moulin. Depuis son intronisation, Paris n’a d’ailleurs pas perdu. Et, moralement, la récente qualification pour la finale de la Coupe de France (à Amiens) ne peut qu’être bénéfique.
En outre, l’influence de Pauleta dont ce sera le dernier match à Paris, ne sera pas neutre.
Les moins Saint-Étienne a le vent en poupe. Ce n’est donc pas un adversaire facile. Et au Parc des Princes, le Paris SG n’a jamais été à l’aise cette saison. Les fantômes d’un exercice raté hantent encore les lieux.

PIERRE DIÉVAL


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