La Voix du Nord - 04/05/2008 |
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Une très mauvaiseidée...
LIGUE 1 Tenus en échec par Monaco (0-0), les Lensois se sont un peu plus compliqué la fin de saison... et le maintien, qui s’annonce franchement délicat
C’est une mauvaise opération d’un point de vue strictement mathématique. Le Racing s’est battu avec son coeur mais rien n’y a fait : incapable d’inscrire un but, le club sang et or a été contraint de concéder un match nul devant Monaco (0-0). Toulouse et Paris ayant fait de même (1-1), la décision pour le maintien se jouera plus tard. Une mauvaise idée. Et, pour couronner le tout, Lens a perdu Aruna Dindane.
Coincés
Les joueurs, eux, avaient tout fait pour prendre Bollaert par le bon bout, malgré deux coups du sort, qui s’acharne : les sorties précoces et cruelles de Dindane (5e, rupture totale des ligaments croisés internes antérieurs du genou gauche ; il sera opéré mardi et sera absent au moins six mois) et Hilton (33e, touché à la tête), incapables de poursuivre leur mission sauvetage. Il y a des saisons, comme ça, où la facilité se refuse et les pépins s’accumulent. Lens est coincé dans l’une d’entre elles et semble s’enfoncer dans des sables mouvants. Pourtant, ce n’était pas faute d’avoir mis tous les atouts du même côté, cette semaine en s’entraînant sérieusement à Bollaert, et hier soir, aussi : de l’envie, des idées, du mouvement, les Lensois ne manquaient de rien en début de rencontre, hormis d’un brin de réussite dans le dernier geste.
Le jeu sang et or a très longtemps penché côté gauche, où l’activité conjuguée de Belhadj et Monterrubio déstabilisait fortement Monaco, par vagues successives. Un jeu ambitieux dont Maoulida, entré à la place de Dindane, profita pour s’illustrer de la tête, mais sans succès (16e, 39 e). Monterrubio, sur un ballon flottant à l’entrée de la surface, fit briller l’excellent Ruffier et se lever Bollaert (26e ).
Les Monégasques abandonnaient le ballon pour mieux se concentrer sur des contres, mais le replacement et le pressing lensois les surveillaient comme le lait sur le feu. Seul l’Hispano-brésilien Nenê, un poison sur coup franc, fit passer un léger frisson dans les travées de Bollaert (9e).
Après la pause, ce n’était déjà plus la même histoire : l’ASM, revigorée, venait progressivement chatouiller la défense lensoise. Bakar expédia heureusement un service en or de Leko dans les tribunes (48e), avant que Gonzalez ne vienne buter sur Runje (50e). Les Lensois, beaucoup moins inspirés et percutants mais très sérieux dans le replacement défensif, étaient contraints de s’en remettre à Monterrubio et sa patte gauche, omniprésent. Le milieu de terrain se démena (58e, 63e, 77e), mais jamais la réussite ne voulut lui sourire franchement.
Le staff lensois joua alors son dernier atout, avec son dernier changement autorisé : Loïc Rémy pénétra dans un Bollaert tout à coup revigoré et croyant au clin d’oeil du destin (74e), mais le miracle ne se produisit pas. Monaco joua le jeu jusqu’au bout, défendant bec et ongles son petit profit, et les Lensois durent se contenter de ce maigre point. Qui se révélera précieux ou insuffisant, mais on ne le saura pas tout de suite.
PAR ANTOINE PLACER
sports@lavoixdunord.fr PHOTO STÉPHANE MORTAGNE Du jeu, de l’envie, de la frustration et une déception immense. Voilà comment on pourrait résumer la soirée lensoise, hier, qui rapproche un peu plus le Racing de ses démons les plus sombres. La Ligue 2 n’est pas plus à Lens, qu’à Paris ou Toulouse, ce matin, puisque c’est le statu quo en bas du classement, mais il faudra aux Sang et Or un sacré caractère pour aller quérir des points à Lille, lors d’un derby sulfureux, et face à Bordeaux, lors de l’ultime journée. Ce scénario alambiqué semblait prévisible depuis un moment, mais les dirigeants du Racing auraient aimé l’éviter.
Coincés
Les joueurs, eux, avaient tout fait pour prendre Bollaert par le bon bout, malgré deux coups du sort, qui s’acharne : les sorties précoces et cruelles de Dindane (5e, rupture totale des ligaments croisés internes antérieurs du genou gauche ; il sera opéré mardi et sera absent au moins six mois) et Hilton (33e, touché à la tête), incapables de poursuivre leur mission sauvetage. Il y a des saisons, comme ça, où la facilité se refuse et les pépins s’accumulent. Lens est coincé dans l’une d’entre elles et semble s’enfoncer dans des sables mouvants. Pourtant, ce n’était pas faute d’avoir mis tous les atouts du même côté, cette semaine en s’entraînant sérieusement à Bollaert, et hier soir, aussi : de l’envie, des idées, du mouvement, les Lensois ne manquaient de rien en début de rencontre, hormis d’un brin de réussite dans le dernier geste.
Le jeu sang et or a très longtemps penché côté gauche, où l’activité conjuguée de Belhadj et Monterrubio déstabilisait fortement Monaco, par vagues successives. Un jeu ambitieux dont Maoulida, entré à la place de Dindane, profita pour s’illustrer de la tête, mais sans succès (16e, 39 e). Monterrubio, sur un ballon flottant à l’entrée de la surface, fit briller l’excellent Ruffier et se lever Bollaert (26e ).
Les Monégasques abandonnaient le ballon pour mieux se concentrer sur des contres, mais le replacement et le pressing lensois les surveillaient comme le lait sur le feu. Seul l’Hispano-brésilien Nenê, un poison sur coup franc, fit passer un léger frisson dans les travées de Bollaert (9e).
Après la pause, ce n’était déjà plus la même histoire : l’ASM, revigorée, venait progressivement chatouiller la défense lensoise. Bakar expédia heureusement un service en or de Leko dans les tribunes (48e), avant que Gonzalez ne vienne buter sur Runje (50e). Les Lensois, beaucoup moins inspirés et percutants mais très sérieux dans le replacement défensif, étaient contraints de s’en remettre à Monterrubio et sa patte gauche, omniprésent. Le milieu de terrain se démena (58e, 63e, 77e), mais jamais la réussite ne voulut lui sourire franchement.
Le staff lensois joua alors son dernier atout, avec son dernier changement autorisé : Loïc Rémy pénétra dans un Bollaert tout à coup revigoré et croyant au clin d’oeil du destin (74e), mais le miracle ne se produisit pas. Monaco joua le jeu jusqu’au bout, défendant bec et ongles son petit profit, et les Lensois durent se contenter de ce maigre point. Qui se révélera précieux ou insuffisant, mais on ne le saura pas tout de suite.















