La Voix du Nord - 06/06/2007 |
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Un éleveur de champions ?
Guy Roux parviendra-t-il à valoriser les jeunes pousses de La Gaillette, douce utopie depuis plusieurs saisons ? C’est sans doute le voeu présidentiel avec le choix d’un spécialiste en la matière.
À Auxerre, Guy Roux a tissé une manière de légende, à la force de son omniprésence et de son omnipotence. Entre la surveillance nocturne de ses joueurs et l’impression qu’il pouvait opposer un veto au choix du jardinier, Roux a laissé entendre qu’il ne laissait rien au hasard.
Paternaliste, terme qu’il revendique, Roux l’est jusqu’au bout des ongles. À l’AJA, la génération dorée des Mexès, Boumsong, Cissé et autres Kapo a trouvé auprès de lui des réponses aux questions qui escortaient ses débuts dans le professionnalisme. Il ne peut évidemment pas prétendre à chaque paternité, mais le label « éleveur de champions » lui a rapidement collé aux basques.
Hier, Guy Roux s’est dit séduit par les installations luxueuses de La Gaillette, qu’il a visitées en compagnie de Gervais Martel, rapidement « épuisé » par cette tournée. Seulement, l’habit ne fait pas le moine, et le technicien se doute que la tâche sera compliquée. Depuis plusieurs saisons, Lens attend de voir son centre lui offrir davantage de titulaires en équipe première. Las. Le technicien bourguignon a en tout cas d’ores et déjà annoncé avoir demandé « à l’équipe réserve de reprendre une semaine plus tôt que prévu ». « C’est une équipe très importante pour moi, a-t-il précisé. Le groupe sera très certainement formé d’environ 25 joueurs mais pas forcément tous professionnels ». En clair, tout le monde peut avoir sa chance. Du pain béni pour Gervais Martel, dont le plan quinquennal stipulait la présence de 30 % de jeunes formés au club en équipe première. Sans en arriver là du jour au lendemain, Guy Roux devra grignoter du terrain en ce sens.
Intégration des jeunes, enfin ?
S’il n’a pas encore « analysé » la formation du RC Lens, le nouvel homme fort du Racing a déjà remarqué la présence des 16 ans en demi-finales du championnat de la catégorie. « C’est un bon signe », a-t-il remarqué. Dans l’immédiat, il lui faudra réussir l’intégration des Monnet-Paquet, Lacourt, Hermach ou Pollet que Francis Gillot a estimé « trop justes » pour prétendre à davantage qu’à des bouts de matchs.
Pour la réussite d’un Benoît Assou-Ekoto (déjà envolé…), ou le départ précoce de Taarabt, combien d’espoirs déçus ou en salle d’attente ? C’est l’un des grands défis qui se présentent face à Guy Roux : prouver qu’à 68 ans, l’oeil voit vite et le nez sent toujours les coups.
À Auxerre, Guy Roux a tissé une manière de légende, à la force de son omniprésence et de son omnipotence. Entre la surveillance nocturne de ses joueurs et l’impression qu’il pouvait opposer un veto au choix du jardinier, Roux a laissé entendre qu’il ne laissait rien au hasard.
Paternaliste, terme qu’il revendique, Roux l’est jusqu’au bout des ongles. À l’AJA, la génération dorée des Mexès, Boumsong, Cissé et autres Kapo a trouvé auprès de lui des réponses aux questions qui escortaient ses débuts dans le professionnalisme. Il ne peut évidemment pas prétendre à chaque paternité, mais le label « éleveur de champions » lui a rapidement collé aux basques.
Hier, Guy Roux s’est dit séduit par les installations luxueuses de La Gaillette, qu’il a visitées en compagnie de Gervais Martel, rapidement « épuisé » par cette tournée. Seulement, l’habit ne fait pas le moine, et le technicien se doute que la tâche sera compliquée. Depuis plusieurs saisons, Lens attend de voir son centre lui offrir davantage de titulaires en équipe première. Las. Le technicien bourguignon a en tout cas d’ores et déjà annoncé avoir demandé « à l’équipe réserve de reprendre une semaine plus tôt que prévu ». « C’est une équipe très importante pour moi, a-t-il précisé. Le groupe sera très certainement formé d’environ 25 joueurs mais pas forcément tous professionnels ». En clair, tout le monde peut avoir sa chance. Du pain béni pour Gervais Martel, dont le plan quinquennal stipulait la présence de 30 % de jeunes formés au club en équipe première. Sans en arriver là du jour au lendemain, Guy Roux devra grignoter du terrain en ce sens.
Intégration des jeunes, enfin ?
S’il n’a pas encore « analysé » la formation du RC Lens, le nouvel homme fort du Racing a déjà remarqué la présence des 16 ans en demi-finales du championnat de la catégorie. « C’est un bon signe », a-t-il remarqué. Dans l’immédiat, il lui faudra réussir l’intégration des Monnet-Paquet, Lacourt, Hermach ou Pollet que Francis Gillot a estimé « trop justes » pour prétendre à davantage qu’à des bouts de matchs.
Pour la réussite d’un Benoît Assou-Ekoto (déjà envolé…), ou le départ précoce de Taarabt, combien d’espoirs déçus ou en salle d’attente ? C’est l’un des grands défis qui se présentent face à Guy Roux : prouver qu’à 68 ans, l’oeil voit vite et le nez sent toujours les coups.
A. P.












