La Voix du Nord - 19/09/2007 |
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Yohan Demont : « Peu importe l’adversaire, il faut haïr la défaite »
Yohan Demont ne change pas. Sa soif de victoire, son envie de jouer demeurent intactes. Et quand une situation ne lui plaît pas, le Lensois le dit… PAR OLIVIER FOSSEUX
Sports@lavoixdunord.fr
PHOTO JEAN-YVES BONVARLET
– Yohan, pensez-vous que votre saison a vraiment débuté samedi, contre Nancy ?
« C’est un bon début pour le nouveau staff. J’espère que ça va continuer. On doit enchaîner même si, pour moi, le championnat et la Coupe d’Europe sont deux épreuves complètement différentes. Dans ces matchs contre des formations étrangères, les mecs sont beaucoup plus “vicelards” que dans notre championnat. »
– Que savez-vous de Copenhague ?
« Peu de chose, à part que c’est une référence dans le football danois. Les Danois sont habitués à la Ligue des champions et sont, chaque année, dans le haut du classement. Mais nous savons quel genre d’adversaires ils sont car nous avons affronté Odense la saison dernière (1-1, but de Jemaa). Ce sont des mecs costauds, très présents dans les duels. Il y aura du gabarit et deux ou trois joueurs très techniques. À nous d’imposer notre jeu. »
– Quelle différence faites-vous entre Jean-Pierre Papin et Guy Roux ?
« Avec “JPP”, on prend beaucoup plus de plaisir à l’entraînement. Mais il faut meubler cela avec des victoires. Peu importe l’adversaire, il faut haïr la défaite. Jean-Pierre a amené de l’énergie, certainement à cause de son âge. Nous avons aussi une autre façon de jouer qu’avec Guy Roux. J’espère que l’on a mangé notre pain noir. »
– Papin fait aussi tourner l’effectif. Comment l’avez-vous pris en vous retrouvant sur le banc contre Nancy ?
« Mal. Mais, samedi, ce n’est pas à cause de ma non-titularisation que je l’ai mal pris mais à cause d’autre chose (!). C’est comme cela et ça fait partie du football. Sinon il faut accepter d’être remplaçant, et il faut bosser pour jouer. Contre Copenhague, je serai peut-être arrière droit. En tout cas, pour l’instant, je reste capitaine. Je n’ai pas eu de discussion à ce sujet avec le coach. En ce moment, tout va bien. Il n’y a pas de soucis. »
– Pensez-vous que Lens est sur la bonne voie désormais ?
« Le chantier est énorme. Le malaise, qui nous a frappés depuis le début de la saison, ne va pas se guérir en 90 minutes. Le plaisir de se retrouver tous ensemble doit même se sentir dans le vestiaire. Même si connaître une situation encore pire que celle que l’on a connue me semble difficile… »
– Après le derby contre Valenciennes, vous aviez exprimé votre insatisfaction. Vous l’a-t-on reproché ?
« Dans le vestiaire, personne n’est venu me voir, même s’il y a pas mal de nouveaux. J’ai des difficultés à tenir ma langue quand je vois des comportements bizarres. Contre Valenciennes, c’était un derby et j’ai eu le sentiment que certains n’avaient pas tout donné. Parfois, je le dis à chaud.
Avec le recul, je me dis que je n’avais pas tout à fait tort. »
– Vous, le Nordiste qui joue à Lens, vous trouvez-vous en décalage avec le fonctionnement actuel du monde du football ?
« C’est le football moderne qui est ainsi. Regardez les clubs anglais, il n’y a quasiment aucun Anglais qui y joue. En France, ça bouge beaucoup et il y a rarement des gens du cru. Parfois, il y a aussi des joueurs qui viennent avec beaucoup d’intentions et au bout de deux mois, pffff, ils s’en vont.
C’est bizarre… »
Ce mercredi soir dès 18h, suivez Lens-Copenhague gratuitement en direct sur www.lavoixdesssports.com








