La Voix du Nord - 04/10/2007 |
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Les Lensois caressent l’espoir d’atteindre, comme la saison dernière, la phase de poules de la Coupe de l’UEFA. Pour cela, il leur faudra se qualifier à Copenhague, face à une équipe expérimentée qui n’est pas un monstre de créativité mais dont l’impact physique et les acquis stratégiques du match aller (1-1) constituent forcément un écueil.sports@lavoixdunord.fr
PHOTOS JEAN-YVES BONVARLET
Où en seront-ils demain ? Derrière la brutale interrogation, l’angoisse de la page blanche, l’incertitude aussi de lendemains qui chantent ou… qui déchantent. Car Lens est bel et bien à un carrefour, une fois de plus. Plus qu’une éventuelle qualification, c’est d’abord un équilibre structurel, une ambition franche et bien sûr des repères pour un avenir meilleur que les Lensois sont partis chercher au pays des Vikings.
Quel visage ?
Dans leur démarche collective, se mêlent espoirs de s’en sortir, rêves de redressement et envies de renaître dans un projet plus en phase avec les attentes de leur environnement. De quoi, en somme, changer de cap et créer un élan dont les effets ne se traduiraient pas seulement, dans leur esprit, par un coup médiatique au Danemark mais surtout par une bonne tenue en championnat, dès samedi face à Auxerre. Et au-delà… Des intentions aux actes, il y a pourtant souvent un décalage en football ; et si, dans un bel ensemble, les soldats sang et or, arrivés hier en milieu de journée à Copenhague, affirment la main sur le coeur – Luigi Pieroni, par exemple – « qu’ils ne sont pas là en touristes et qu’ils ne regarderont pas les Danois jouer », il convient cependant d’envelopper cette belle révélation de toutes les réserves d’usage.
Que vaut, en effet, le Racing, aujourd’hui ? Est-il guéri de ses maux, au point de pouvoir prétendre commencer réellement sa saison et, à partir de là, s’engager sur des voies enfin plus sereines tant dans sa gestuelle que dans sa quête de points ? Ou se situe-t-il toujours entre deux eaux, dans ces zones d’ombre si souvent traversées jusqu’ici et dont on ne sait pas trop, au juste, si elles doivent susciter une vraie inquiétude ?
Un jour un peu mieux, un autre dans le flou mais, finalement, jamais vraiment à l’aise… Voilà le profil erratique lensois du moment qui fut aussi celui des dernières semaines. Pas mal devant Nancy et à Toulouse, moyen face au LOSC, dans le creux de la vague à Lyon, même s’il y eut là encore, par séquences, du mieux… À Copenhague, on sait tout de cet adversaire inconstant qui, sur ses terres, n’a d’ailleurs pas su aller au fond des choses. Et il y a fort à parier que les Danois, costauds, méthodiques et aptes à porter rapidement le danger dans le camp d’en face, voudront le fragiliser très vite, forts de leur 1-1 de Bollaert. Il y a chez eux un esprit, une force interne dont les Lensois ne s’étaient jamais accommodés à l’aller. « Dans leur jeu athlétique, ils sont bien en place. On a vu aussi une équipe très dure physiquement. Ça pourrait nous mettre encore en difficulté mais nous aussi, on peut les perturber », répète d’ailleurs souvent Pieroni, buteur retrouvé face à Lille, mais présentement sur ses gardes.
Une certitude : la marge de manoeuvre des Lensois n’est pas très large. Ce n’est pas nouveau cette saison…








