La Voix du Nord - 05/10/2007 |
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Les Lensois savaient que le temps jouerait forcément contre eux en cas d’attente prolongée de leur part. Aussi, avaient-ils réagi au quart de tour, n’écoutant que leur coeur pour prendre position dans le match. Le coup parfait. Le contre qui « tue » et qui, en l’occurrence, valut très vite au Racing de diriger la manoeuvre ; ce qui n’était pas rien compte tenu de l’emprise que le FC Copenhague avait exercée jusque-là.
Cohérence
Dans la réussite artésienne matérialisée par un joli but de Carrière, étaient condensées toutes les vertus d’une équipe qui savait justement où elle mettait les pieds et qui surtout, se voulait réactive (0-1, 14e). Ses hommes avaient osé et cette prise de risque calculée les avait mis presque naturellement dans le sens de la marche. Un esprit d’entreprise à rapprocher alors d’une rigueur dans les replacements qui avait servi, par exemple, à repousser un tir de Silberbauer (5e) ; ainsi que de la sûreté de main d’un Runje une fois encore décisif sur une poussée danoise qui l’avait vu s’ériger en véritable kamikaze (tir de Gronkjær, 19e), avant que Norregaard ne manque… l’immanquable (19e).
Finalement, ce Racing-là, droit dans ses attitudes autant que dans sa façon de gérer le jeu, possédait plus d’atouts qu’on ne l’imaginait et même si les joueurs danois lui firent passer parfois de sales moments, jamais il n’était apparu en rupture par rapport à ses obligations. Et si d’aventure, il y avait un décalage, Runje était toujours là pour sauver l’essentiel. Ses deux interventions face à Sionko (57e et 62e) étaient précisément à ranger parmi celles qui comptent dans un tel contexte. Une grande et belle autorité qui fit un bien énorme aux Lensois dont le début de seconde mi-temps avait été difficile.
Au plus fort de la domination danoise, les Lensois furent aussi heureux de voir Gronkjær gâcher une opportunité en or consécutive à une erreur de Coulibaly (69e). Mais à force de harceler ses rivaux, le FC Copenhague recueillit pourtant le fruit de ses innombrables efforts, s’ouvrant ainsi les portes de la prolongation (1-1, 76e). Pas de quoi cependant affoler les Lensois, ni les rendre inopérants puisque d’un coup franc de Monterrubio naquit instantanément une tête décroisée de Bisevac… sur le poteau (94e), juste avant que les Danois ne se retrouvent à dix (expulsion de Gravgaard, 95 e).
Un autre match avait commencé et les hommes de Jean-Pierre Papin n’entendaient toujours pas en être déconnectés, témoin la nouvelle occasion dont hérita Dindane (110e). Mais c’est le FC Copenhague qui enleva la mise, sur une séquence forcément très dure, en l’occurrence un penalty de Gronkjær faisant suite à une faute d’Aubey (2-1, 111e). Le genre de scénario qui fait mal, très mal.














