La Voix du Nord - 14/09/2006 |
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Un LOSC aux deux visages qui sauve l’essentiel
LIGUE DES CHAMPIONS -
Après un début de match sans réelle tenue, et bien que menés au score, les Lillois ont su réagir opportunément (1-1)
Un match à deux facettes avec une première mi-temps belge et une autre lilloise. On regrettera longtemps que le LOSC n’ait pu trouver, avant la pause, les recettes techniques et tactiques, ainsi que la belle inspiration, qui, par la suite, lui valurent de refaire surface et même de côtoyer la victoire de fort près. Avec un point au compteur, le club nordiste n’a pourtant rien hypothéqué. C’est bien là l’essentiel.DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL À BRUXELLES, PIERRE DIEVAL
sports@lavoixdunord.frPHOTOS AFP
Derrière le vernis des mots et des impressions jetées pêle-mêle, il y a toujours la réalité du terrain et les Lillois se doutaient bien, hier soir, que le simple fait d’apparaître drapés dans leur costume de joueurs d’un championnat majeur ne leur suffirait pas pour exister dans le match. En dépit d’une ouverture plutôt encourageante, ils s’étaient d’ailleurs vite aperçus qu’entre le Anderlecht presque neutre vu récemment à Mouscron et celui qui, imprégné de ses responsabilités de champion, essaie de renouer les fils d’une réputation envolée, sous les feux de l’Europe, il y avait un monde.
Sans broncher, les Belges avaient géré l’impulsion initiale du LOSC, puis, calmement mais fermement, ils s’étaient mis à jouer. Avec assez de tonicité pour perturber leurs adversaires, un premier tir de Boussoufa (11e), suivi bientôt d’un autre de Tchite (18e) et enfin d’un coup franc latéral de Boussoufa (28e) achevant de convaincre les sceptiques.
Transparents
C’est bien simple, il fallut attendre quasiment une demi-heure pour voir le LOSC émerger, à la faveur d’une poussée de Odemwingie ponctuée d’un tir rasant (29e). Pour Lille qui reculait dangereusement, la priorité était alors de limiter la portée des fréquentes variations offensives de cet opposant délesté soudain de ses appréhensions.
Les joueurs de Claude Puel avaient eu cependant le bon goût, au coeur de cette période incertaine pour eux, de revenir dans le match, via une bonne initiative de Cabaye (tir détourné sur le poteau, 35e). Mais toute réaction d’amour-propre a ses limites. Celle du LOSC ne doucha pas en tout cas l’énergie anderlechtoise, Sylva essuyant, coup sur coup, deux terribles salves. Si Boussoufa échoua devant le gardien lillois (40e), son collègue défenseur, Pareja, réussit pour sa part à décrocher le gros lot, sur une séquence très limpide. Et c’était mérité (1-0, 41e) !
Battus dans les duels, en vitesse, dans le registre de l’inspiration et, pour tout dire, transparents dans le jeu, les Lillois s’étaient logiquement retrouvés en déséquilibre. Le genre de dérive jamais simple à corriger, même quand on revient nanti de nouvelles motivations et d’idées enfin à la mesure de l’événement (tirs de Bodmer, 54e, d’Odemwingie, 57e, et de Fauvergue sur le poteau, 63e). En un éclair, Anderlecht avait en effet réussi à instiller de nouveau le doute dans les esprits, Boussoufa échouant de fort peu, seul devant le but (58e), alors que Puel venait de modifier son schéma et d’abattre des cartes résolument offensives (Youla et Fauvergue).
L’embellie lilloise était pourtant là, symbolisée par un autre tir sur le poteau (le troisième), de Keita cette fois (71e) et de fréquentes plongées qui tranchaient singulièrement avec le contenu initial d’un jeu nordiste sans épaisseur. Le LOSC était mieux à tous les niveaux et l’Ivoirien le démontra encore (75e) avant que la récompense ne tombe sous la forme d’une égalisation de Fauvergue nullement contestable vu le changement radical constaté au sein d’une équipe lilloise transformée et dont la fin de match suscita des tonnes de regrets (tir lobé de Keita, 85 e ; décalage de Youla, 90e).












