La Voix du Nord - 17/10/2006 |
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L’AEK mise sur les idées d’un président de 33 ans
Quel profil, quel style et surtout quel rayon d’action ? Concernant l’AEK Athènes, les interrogations foisonnent tant ce club, le troisième dans la hiérarchie grecque après l’Olympiakos et le Panathinaikos, présente d’inconnues.
« On peut dire que c’est une équipe qui grandit chaque jour, même si elle n’est pas encore tout à fait au niveau des enjeux de la Ligue des champions », dit-on volontiers à Athènes.
Présidé depuis deux ans par Themis Nikolaidis, jeune patron de 33 ans issu du sérail, puisqu’en 2004 il portait encore le maillot de la sélection grecque couronnée à l’Euro portugais, l’AEK s’est engagé sur une nouvelle voie : celle d’une révolution interne cohérente privilégiant d’abord la sagesse. Le recrutement récent de Lorenzo Serra Ferrer, ex-entraîneur de Barcelone et superviseur des équipes de jeunes du grand club catalan, n’est évidemment pas neutre dans cette optique de construction harmonieuse.
Une image plus saine
Nikolaidis ne veut pas en effet bâtir sur de l’éphémère, ni sur les impatiences d’un passé plus souvent fait de bas que de hauts. « Nikolaidis est un président moderne qui véhicule, en Grèce, une image très forte en raison de son passé de footballeur. Avec lui, les choses n’ont pas traîné. Le nombre des abonnés a par exemple bondi en très peu de temps, passant de 3 000 en 2004 à près de 25 000 aujourd’hui. Parallèlement, "Niko" a trouvé deux sponsors importants, tout en assainissant une situation financière longtemps incertaine. Et puis, il s’est marié avec une star de la chanson, Despina Vandi. Dans le pays, on compare le couple aux Beckham. Tout cela contribue à la dynamique du projet. »
Pour les confrères grecs immergés dans le quotidien de l’AEK, la restructuration initiée par Nikolaidis a donné une image plus saine au club mais elle ne lui a pas encore permis d’accéder à un statut comparable à celui dont jouissent l’Olympiakos et le Panathinaikos. « Très honnêtement, l’AEK n’a toujours pas la qualité pour jouer un rôle en Ligue des champions. Sa situation tranche avec celle de Lille dont la stabilité est une qualité première. En deux ans, l’équipe s’est complètement transformée, seuls Georgas et Liberopoulos ayant joué contre le LOSC en 2004, ce qui n’est pas une garantie absolue.»
Claude Puel se méfiera pourtant de la vitesse de Lakis et Emerson, du sens du but de Liberopoulos, ainsi que de l’expérience de Zikos, l’ex-Monégasque.












