La Voix du Nord - 27/09/2006 |
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Solides et inspirés, les Lillois ont obtenu un excellent nul face au Milan AC à Bollaert (0-0), hier soir, dans une ambiance de fête. C’est une belle opération mathématique, si l’on tient compte du match nul d’Anderlecht à Athènes (1-1). Transfigurés par rapport à leurs récentes sorties, les joueurs de Claude Puel peuvent être fiers de leur performance.sports@lavoixdunord.fr
Autant l’avouer franchement, avant de recevoir le Milan AC, Lille avait inquiété. Mais, hier soir, on fut assez vite rassuré sur la forme des Lillois et leur capacité à trouver des espaces et des solutions face au bloc milanais.
Il ne fallut d’ailleurs pas cinq minutes à Fauvergue, titularisé en soutien d’Odemwingie, pour porter le danger devant le Brésilien Dida (4e).
Avec la paire Bodmer - Makoun à la récupération, Tafforeau et Keita dans les couloirs, le jeu lillois était bien équilibré, et cela porta rapidement ses fruits. Keita laissa sur place Jankulovski pour offrir un ballon magnifique à Fauvergue, dont la reprise au point de penalty s’envola dans les airs (14 e). Le Milan AC était à la fois gêné par la mobilité de Fauvergue et conscient qu’il lui fallait être prudent, notamment par rapport à la vitesse de Keita. Seuls Seedorf (6e) et Kaka (25e) s’essayèrent de plus de 25 mètres, sans résultat.
Bien meilleurs qu’à Gerland, où il n’y avait pas eu ce sentiment de confiance et de concentration, les Lillois semblaient jouer libérés. Inspiré, Keita s’offrit même un petit festival plein axe avant de tenter une frappe enroulée sur laquelle Dida dut s’employer en deux temps (30e). Le gardien milanais fut encore sollicité quelques minutes plus tard, Fauvergue reprenant du plat du pied un centre tendu de Chalmé (35e).
Il y avait alors quelque chose d’incroyable à voir le grand Milan titillé de la sorte. En quelques secondes, celui-ci se chargea de rappeler qui il était : après une première tentative contrée (39e), Gattuso lança Kaka dans la profondeur mais le Brésilien effectua un crochet trop long, et Sylva eut le temps de revenir boucher son angle (42e). Le coup était passé près et, sur le même genre d’action, la pile électrique Gattuso trouva cette fois Gilardino pour un tir flirtant avec le poteau de Sylva, battu (43e).
À la pause, Lille tenait la distance et Bollaert saluait la performance. Les débats s’intensifièrent et, heureusement pour les Lillois, M. Mejuto Gonzalez refusa un but de Seedorf (50e) pour un hors-jeu apparemment inexistant. Les Rossoneri prenaient plus de risques devant et offraient autant d’espaces dont les Lillois pouvaient espérer profiter. Sur l’un d’eux, le funambule Keita enrhuma Jankulovski et Kaladze avant de frapper fort du gauche, de peu au-dessus de la transversale (57e). Sur ce coup-là, l’Ivoirien oublia même Makoun, peut-être en meilleure position que lui.
Les deux équipes semblaient alors en mesure de prendre l’avantage, chacune à tour de rôle. Le cadenas avait sauté et il s’en fallut d’un rien pour que Seedorf ne tente sa chance en pleine surface (60e) ou que Tafforeau ne trouve la lucarne de Dida (66e).
Bodmer, très tranchant, fut d’ailleurs tout près de couper avec succès un centre de Tafforeau (70e), tandis qu’Odemwingie manqua d’un cheveu l’occasion de tromper Dida (73e).
« Aux armes », entonnait Bollaert, plutôt confiant et satisfait du spectacle.
La fin de match devint alors crispante, autant parce que la moindre faute allait se payer « cash » que pour l’entrée de « Pipo » Inzaghi, bourreau de Lyon la saison précédente. Mais c’est Cabaye, d’une jolie frappe aux 20 m, qui contraignit Dida à une parade difficile (84e ), et Bodmer qui tira la dernière salve (91e).












