La Voix du Nord - 27/06/2007 |
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La flamme de Luis Yanes Padilla
On ne le connaît pas encore. Mais, lui, sait où il veut aller : vers les lumières d’un championnat qui, dans son esprit, doit l’aider à se révéler au-delà du microcosme du football colombien. Luis Alfredo Yanes Padilla est arrivé au LOSC de façon assez neutre. Pour autant, il est prêt à relever tous les défis.
Son histoire personnelle est, au fond, assez proche de celle de ce LOSC en cours de mutation qui veut se trouver de nouveaux horizons et renaître avec d’autres recettes, d’autres hommes, mais toujours avec la même philosophie. Elle épouse en tout cas les contours du projet lillois du moment en ce sens que l’ex-attaquant de l’Independiente Santa Fe a l’intention de s’inscrire sur une belle et franche trajectoire en étant parti de rien ou presque.
Méconnu dans les sphères européennes, sujet même à certaines réticences liées au fait qu’il n’a pas précisément de vécu sur le Vieux Continent et que, très souvent, les footballeurs issus de Colombie ont éprouvé des difficultés pour imposer leur football, Yanes a devant lui une mission immense. Mais, à en juger par la tonalité de son discours, la vigueur de ses interventions et, globalement, son approche de sa nouvelle vie, il n’est pas interdit de penser que le LOSC a peut-être saisi au vol un joueur intéressant.
L’homme avait bien balisé sa route, ses amis Guarin et Yepes déjà immergés dans la réalité française (l’un à Saint-Étienne, l’autre au Paris SG après un séjour à Nantes) l’ayant en effet renseigné utilement sur son choix futur : « J’en ai parlé avec eux et tous les deux ne m’ont dit que du bien du championnat français et de Lille. Personnellement, je savais de toute façon que la France possède un football reconnu. Le jeu y est rapide, puissant, varié. Tout ce qu’il me faut sûrement pour m’intégrer rapidement. » Bien campé sur ses jambes, costaud dans sa tête, incisif dans le regard, ce Yanes Padilla, appelé à se glisser dans le rôle tenu précédemment par Abdulkader Keita, ne semble pas être du genre à se laisser impressionner. Claude Puel qui ne l’a vu que sur cassettes mais qui en a une perception très fine, affirme d’ailleurs à son sujet « qu’il est capable de percuter, de jouer vite et d’éliminer facilement ses adversaires ». Une façon pour lui de justifier le choix qui a été réalisé sur la base de renseignements et d’impressions fiables, mais aussi de cibler la nature du personnage.
« Une étape importante »
« Je ne me suis pas déplacé en Colombie. Mais j’ai tout étudié de lui sur des images rapportées de là-bas. Et puis, Jean-Luc Buisine (le patron de la cellule d’observation lilloise) est allé sur place. On a essayé de faire les choses sérieusement. » Même s’il se dit en mesure d’opérer sur tous les postes de l’attaque, Yanes Padilla a, avant tout, la vocation de jouer sur le côté droit, dans le registre de Keita. « Je suis à l’aise partout sur le plan offensif. Mais j’irai où on me demandera d’aller… » Le fait qu’il n’ait pas été retenu par le sélectionneur colombien Pinto pour la phase finale de la Copa America qui commence aujourd’hui au Vénézuela, permet, en outre, de penser que le nouveau venu pourra mieux coller à ses objectifs originels : travailler pour convaincre. Yanes ne masque d’ailleurs pas ses attentes : « C’est clair : mon transfert en France est une étape importante. J’espère que tout se passera bien car mon objectif est de réussir. »
Son histoire personnelle est, au fond, assez proche de celle de ce LOSC en cours de mutation qui veut se trouver de nouveaux horizons et renaître avec d’autres recettes, d’autres hommes, mais toujours avec la même philosophie. Elle épouse en tout cas les contours du projet lillois du moment en ce sens que l’ex-attaquant de l’Independiente Santa Fe a l’intention de s’inscrire sur une belle et franche trajectoire en étant parti de rien ou presque.
Méconnu dans les sphères européennes, sujet même à certaines réticences liées au fait qu’il n’a pas précisément de vécu sur le Vieux Continent et que, très souvent, les footballeurs issus de Colombie ont éprouvé des difficultés pour imposer leur football, Yanes a devant lui une mission immense. Mais, à en juger par la tonalité de son discours, la vigueur de ses interventions et, globalement, son approche de sa nouvelle vie, il n’est pas interdit de penser que le LOSC a peut-être saisi au vol un joueur intéressant.
L’homme avait bien balisé sa route, ses amis Guarin et Yepes déjà immergés dans la réalité française (l’un à Saint-Étienne, l’autre au Paris SG après un séjour à Nantes) l’ayant en effet renseigné utilement sur son choix futur : « J’en ai parlé avec eux et tous les deux ne m’ont dit que du bien du championnat français et de Lille. Personnellement, je savais de toute façon que la France possède un football reconnu. Le jeu y est rapide, puissant, varié. Tout ce qu’il me faut sûrement pour m’intégrer rapidement. » Bien campé sur ses jambes, costaud dans sa tête, incisif dans le regard, ce Yanes Padilla, appelé à se glisser dans le rôle tenu précédemment par Abdulkader Keita, ne semble pas être du genre à se laisser impressionner. Claude Puel qui ne l’a vu que sur cassettes mais qui en a une perception très fine, affirme d’ailleurs à son sujet « qu’il est capable de percuter, de jouer vite et d’éliminer facilement ses adversaires ». Une façon pour lui de justifier le choix qui a été réalisé sur la base de renseignements et d’impressions fiables, mais aussi de cibler la nature du personnage.
« Une étape importante »
« Je ne me suis pas déplacé en Colombie. Mais j’ai tout étudié de lui sur des images rapportées de là-bas. Et puis, Jean-Luc Buisine (le patron de la cellule d’observation lilloise) est allé sur place. On a essayé de faire les choses sérieusement. » Même s’il se dit en mesure d’opérer sur tous les postes de l’attaque, Yanes Padilla a, avant tout, la vocation de jouer sur le côté droit, dans le registre de Keita. « Je suis à l’aise partout sur le plan offensif. Mais j’irai où on me demandera d’aller… » Le fait qu’il n’ait pas été retenu par le sélectionneur colombien Pinto pour la phase finale de la Copa America qui commence aujourd’hui au Vénézuela, permet, en outre, de penser que le nouveau venu pourra mieux coller à ses objectifs originels : travailler pour convaincre. Yanes ne masque d’ailleurs pas ses attentes : « C’est clair : mon transfert en France est une étape importante. J’espère que tout se passera bien car mon objectif est de réussir. »
PIERRE DIÉVAL














