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La Voix du Nord - 13/07/2007
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LILLE
Marko Maric peut-il ouvrir la voie à d’autres recrues ?
 Maric a déjà pu goûter aux «joies» des entraînements à la française. Mais il a aussi taquiné le ballon. Sa spécialité. Il fallait bien ça pour rassurer (un peu) les supporteurs lillois en attente de nouvelles de nature à dessiner de nouveaux projets. Marko Maric, jeune international espoir croate de 24 ans, a signé hier un contrat de trois ans, portant ainsi à trois le nombre de recrues du LOSC après les arrivées de Béria et Yanes Padilla.

PAR PIERRE DIÉVAL
sports@lavoixdunord.fr
PHOTO MAX ROSEREAU


Première constatation : il est grand (1,89 m), costaud (80 kg) et possède déjà une vraie personnalité. Au côté de son entraîneur, Marko Maric n’a pas semblé, en effet, tenaillé par une quelconque fébrilité au moment de parler de lui et de ce que Claude Puel appelle diplomatiquement «  ses méandres dans le football grec », en référence aux difficultés rencontrées par l’ancien élève du Dinamo Zagreb pour s’extraire d’un club sans envergure, Egaleo. « Le LOSC est pour moi une belle opportunité. Ici, il y a un club structuré, un coach parfait et une bonne ambiance. Ça me laisse la place pour progresser. »



Comme Bodmer ?


« Si certains espoirs croates ont parfois la chance de rejoindre directement un club connu, moi, j’ai dû d’abord bifurquer vers la Grèce. Évidemment, j’ai perdu mon temps car on ne peut pas comparer la démarche du LOSC avec celle de mon ancien club. J’aurais préféré venir ici à 20 ans.


Mais ça m’a rapproché de l’Europe du football et je suis persuadé que tout ira bien. » Après deux entraînements, Claude Puel dit de lui « qu’il possède un certain talent technique, qu’il a du gabarit et qu’il peut jouer alternativement milieu offensif et défensif ». Soucieux de ne pas brûler les étapes, l’entraîneur lillois évoque aussi « un joueur qui s’était un peu perdu en Grèce et que l’on va faire travailler tranquillement ».


Grand et fort, Maric rappelle immanquablement Mathieu Bodmer dont il a aussi la chevelure blonde. « C’est également un bon technicien qui a une bonne “vista” », confie Puel sans trop vouloir s’adonner au jeu des comparaisons.


Pour le reste, c’est-à-dire la suite du programme de recrutement, Puel fut moins prolixe. Peter Odemwingie était toujours là, hier, mais un départ du Nigérian (pour Stuttgart ou le Lokomotiv Moscou) est dans l’air. Serait-il alors remplacé ? « Pas forcément, mais on reste en éveil par rapport à toutes les opportunités du marché » ajoute le patron, un rien énigmatique. •

Jean II Makoun, qui a raté son avion au Cameroun, manquait à l’appel hier.

 

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