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La Voix du Nord - 01/08/2007
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LA REPRISE EN LIGUE 1 (1/3) Lille : un lifting en profondeur et le stress qui l’accompagne...

 Emra Tahirovic (n° 3) est le symbole de la reconstruction lilloise: de la jeunesse et du potentiel. PHOTOS STÉPHANE MORTAGNE

Profondément remanié et rajeuni, le LOSC ne peut décemment plus nourrir les ambitions qui ont escorté ses pas depuis trois ans. Alors que les dirigeants entendent monter une équipe de haut niveau pour 2010 et l’arrivée du nouveau stade, certains, en interne comme à l’extérieur, s’inquiètent pour la saison qui s’élance dès samedi, contre Lorient (20 h). À tort ou à raison ?

PAR ANTOINE PLACER

sports@lavoixdunord.fr

 

Un bilan en paravent. Quand on s’inquiète d’une balance départs/arrivées largement déficitaire, cet été, et de la fuite de cadres lillois sous des cieux plus cléments, les dirigeants implorent de leur faire confiance. Les résultats récents semblent en effet cautionner les choix du trio Seydoux-Thuilot-Puel depuis que celui-ci s’est attelé à conduire la destinée du LOSC. Difficile d’imaginer aujourd’hui qu’ils dilapident les acquis de manière inconsciente.


Pourtant, la gestion de l’été et celle de l’enveloppe recrutement interpellent, des supporteurs jusqu’au groupe lui-même, parfois. Aux 40 millions d’euros récoltés, une poignée seulement a été réinjectée (environ 4 M€) sur des joueurs « à potentiel » dont l’inexpérience en L1 rivalise avec la faible notoriété. « On ne s’attendait pas à autant de bouleversements, reconnaît Jean II Makoun. Maintenant, c’est fait, et il n’y a que les dirigeants qui peuvent dire pourquoi cela s’est passé comme ça. Nous, on va faire avec ceux qui sont là. » Ses propos font écho à ceux de Tafforeau ou Plestan, début juillet. Le Camerounais, qui a décidé début juin de rester fidèle à son club formateur, fonctionne comme eux : « Se projeter sur le stade ? Il est encore loin. Avant cela, il y a des saisons à défendre. Allons-y étape par étape et commençons par être ambitieux sur la saison 2007-2008. » Claude Puel entend ces inquiétudes : « Ils ont raison, affirme-t-il, et j’espère bien qu’ils s’intéressent à la saison qui vient. Mais c’est une inquiétude relative. Tous les clubs sont dans les “starting” à se demander comment ils vont s’en sortir. Je ne connais pas d’équipe qui ne ressent pas ce stress. » Convaincu par son groupe, dont il loue la plus grande homogénéité, le technicien martèle aussi : «  L’effectif est jeune mais de qualité. Si les manques sont flagrants, on aura toujours l’opportunité de corriger ça. Et je l’ai dit aux joueurs : il n’y a pas à attendre d’éventuels renforts, plutôt à saisir l’opportunité qui leur est offerte de s’exprimer. Qu’ils le fassent ».

Programme chargé

Le mois d’août, qui concentre près de 20 % de la compétition, devrait donner une idée sérieuse des possibilités réelles de cette formation, dont la moyenne d’âge frise le jardin d’enfants. « Août va nous aider à mieux nous situer, mais je pense que le groupe est prêt malgré sa jeunesse , glisse Makoun, suspendu pour la réception de Lorient (1). La plupart a déjà fait des apparitions en L1 et j’espère que ces expériences vont nous servir. » L’incertitude est une donnée commune à toutes les équipes de L1, ou presque, selon Puel. « Bien malin qui est capable de dire qui sera dans les trois premiers après sept matchs. Moi, je n’en sais rien. Nous, c’est vrai que l’on doit reconstruire. Mais si l’on a moins de joueurs capables de faire la différence seuls, on a sans doute davantage de réflexes collectifs. L’année passée, on s’est trop souvent reposés sur nos individualités. » C’est un des risques que le LOSC ne court pas, cette saison. Mais il y en a d’autres.


1. – Le milieu camerounais avait écopé d’un match ferme pour une succession de cartons jaunes en fin de saison dernière. La LFP a refusé la demande d’amnistie formulée par le LOSC.

 

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