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La Voix du Nord - 05/08/2007
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LILLE - LORIENT 0-0
Le LOSC a manqué de mordant pour espérer mieux
 Grégory Tafforeau et la défense lilloise ont su résister aux assauts d’un Marama Vahirua particulièrement remuant. En difficulté pour emballer la rencontre, le LOSC a été contraint de concéder le match nul, hier soir (0-0), pour son entrée dans la compétition. Et sans Grégory Malicki, auteur d’une parade décisive au coeur de la seconde période, le résultat aurait pu être plus cruel encore. On s’en doutait, mais il reste du travail.

PAR ANTOINE PLACER
sports@lavoixdunord.fr
PHOTOS PATRICK JAMES

Deux mois après le baisser de rideau de la saison précédente, et quarante jours après le retour des joueurs de vacances, la Ligue 1 commençait à se faire attendre. Elle était de retour, hier soir au Stadium, et on peut au moins constater qu’elle n’a pas changé pendant l’été. C’est un 0-0 assez sec qui est en effet venu sanctionner la première sortie des Lillois et des Lorientais, au terme d’un match aride en occasions franches, c’est peu de l’écrire, et marqué par les vilaines blessures du capitaine lorientais Le Pen mais également du défenseur central lillois Rami, mal retombé après un duel aérien.
Disposé en 4-4-2, avec Malicki en lieu et place de Sylva et le duo Fauvergue - Mirallas devant, le LOSC a fait montre d’une belle assise défensive, en général, mais a bien trop péché dans la relance et dans l’animation offensive pour espérer mieux que ce score de parité. C’est en première période que les joueurs de Claude Puel auraient dû prendre la mesure d’une équipe lorientaise alors franchement timorée. Fauvergue offrit d’abord involontairement un ballon en or à Debuchy, gêné par Audard (15e), avant de se présenter seul face au portier lorientais sur une offrande de Dumont : le grand attaquant lillois prit le temps d’ouvrir son pied mais Audard, toujours, se coucha impeccablement (24e). Ce fut le pic d’intensité d’une première mi-temps désagréablement plate.

À petit feu

En seconde période, sous l’impulsion de Maric (entré à la place de Cabaye, victime d’une petite déchirure), le LOSC tenta de doper son jeu.
Seulement, Lorient était lui aussi revenu avec d’autres intentions et il était visiblement difficile de trouver des espaces dans le dos de la défense dirigée par Ciani. Sur un ballon vite joué par Dumont, Bastos chercha Fauvergue dans l’axe et au sol mais Audard parvint à s’emparer du ballon, non sans percuter Le Pen, emmené sur une civière après quelques soins d’urgence. Progressivement, le LOSC disparut de la circulation, à l’image de Bastos et surtout Debuchy, visiblement émoussé, et c’est Lorient, d’abord par Saïfi (64e), qui se montra dangereux.
Mais la plus grosse occasion de la seconde période parvint au bout du pied de Vahirua, magnifiquement lancé par Cantareil : le Tahitien effectua une reprise pleine course que Malicki stoppa héroïquement en deux temps, sous les acclamations du Stadium (75e).
On n’était pas passé loin du scénario catastrophe, quelques minutes après la sortie de Rami. Dans le temps additionnel, Mirallas, dans un péché de gourmandise, oublia Dumont, esseulé sur sa gauche (95e). Il faudra attendre encore un peu pour voir le LOSC décoller. •  

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