La Voix du Nord - 26/08/2007 |
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PARIS SG - LILLE
Après la pause, le LOSC a encore du mal à se remettre au boulot
Après la pause, le LOSC a encore du mal à se remettre au boulot
Souvent étourdissant en première période, le LOSC a tendance à disparaître ensuite. Un problème de régularité au ressort physique, tactique et peut-être mental. Au Parc, ce soir face au PSG (18 h), il faudra pourtant éviter de tendre la joue.PAR ANTOINE PLACER
sports@lavoixdunord.fr PHOTO PATRICK JAMES
Au cours d’une année, les joueurs de L1 vont souvent à Paris, et il y a au moins une fois où c’est pour jouer au foot. Pour les Lillois, c’est ce soir. Il suffit de jeter un oeil sur leurs récents passages au Parc pour comprendre qu’ils s’y rendent en toute discrétion (comme les autres soirs de l’année, d’ailleurs), et ce même si le PSG de Paul Le Guen n’a pas encore gagné un match.
Paris n’est ni magique ni tragique, plutôt insaisissable… Le LOSC, lui, a tracé un sillon bien plus net, depuis le début de saison. Il a même instauré une manière de modèle : percutant en première période, il se décompose après la pause. Sochaux et Le Mans (1-1) en ont profité pour égaliser. Nicolas Plestan a raison de souligner que ce sont souvent « des buts bidons », mais le résultat est le même.
Le triangle des Bermudes
Pourquoi ces chutes de tension, et comment y remédier rapidement ? Le LOSC s’y est attaché, cette semaine, sans éviter l’autocritique. « On n’a pas d’excuses, même si l’on pourrait en trouver un tas, glisse Béria. C’est peut-être physique, peut-être est-ce un problème de concentration… Notre boulot, c’est d’être constants sur deux périodes, alors on se doit de bosser la régularité. Après, une fois qu’on est sur le terrain, personne ne peut nous aider, il faut se prendre en main. » L’érosion physique est une donnée non négligeable, en ce début de saison. Le pressing lillois, notamment au milieu, essore les organismes. Conséquence tactique : à la pause, l’adversaire se réorganise, et joue assez direct, histoire de ne plus se noyer dans le « triangle des Bermudes » (Makoun, Dumont, Cabaye) du LOSC. « Les entraîneurs ont étudié notre style, et on va tomber sur de plus en plus d’équipes qui vont nous pilonner avec de grands ballons », note Obraniak.
Plestan se souvient, lui, de toutes les occasions passées sous le nez du LOSC pendant leurs temps de domination. Il n’a pas tort. « Ce qui nous fait vraiment mal, c’est de ne pas tuer le match, alors après on s’expose, explique-t-il. On sait qu’on peut se mettre à l’abri plus tôt. Sans se griser, Le Mans n’a pas vu le ballon contre nous en première période… » À 2-0 ou 3-0 à la pause, les Lillois accepteraient plus facilement les longs ballons et le jeu direct de leurs adversaires. « On se doit d’être plus “tueurs”, confirme Claude Puel.
Il ne faut pas non plus se focaliser sur les ratés, et se dire que si l’on doit marquer plus tard, en deuxième période, c’est bien aussi. » En la matière, Paris possède avec Pauleta un exemple de sobriété et de vice devant le but. Toujours bien placé, à l’affût, le capitaine parisien est désormais utilisé avec parcimonie par Paul Le Guen, et exclusivement à domicile. Mauvaise nouvelle pour le LOSC qui a souvent appris ces dernières saisons que le foot à Paris était un sport qui se jouait à onze et où Pauleta marquait toujours à la fin. « Paris sera toujours Paris », glisse Plestan en guise de mise en garde. C’est surtout vrai les soirs où il n’y a pas foot.
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