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La Voix des Sports - 27/08/2007
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Il y a toujours autant de frustration dans l’air
Paris SG - Lille
 La joie de Lichtsteiner et Makoun après l’ouverture du score. Le LOSC tenait le match... Paris (de notre envoyé spécial). – La frustration et la déception sont des sentiments partagés, ce matin, par tous les Lillois, au lendemain du quatrième match nul concédé par le LOSC, le troisième consécutif et toujours sur le même score (1-1). Les joueurs sont rentrés au vestiaire « têtes basses », dixit Obraniak, au terme d’un match où le PSG leur a soufflé deux points qu’ils avaient pourtant amplement mérités.
Le scénario est d’autant plus cruel que les Parisiens ont attendu les dernières secondes pour arracher un point que leur performance ne laissait pas espérer. « Nous avons beaucoup souffert mais nous nous sommes accrochés », glissera d’ailleurs Paul Le Guen. Le calme de l’entraîneur parisien a tranché avec la nervosité de Claude Puel, dont la rage contenue laissait poindre une déception immense. « On a un gros sentiment d’injustice, lâcha-t-il derrière son pupitre. On a fait un gros match mais on se fait remonter sur deux actions très litigieuses et il va falloir avaler la pilule d’ici à mercredi… » En cause, le penalty accordé par M. Fautrel au PSG et une faute que l’arbitre aurait oublié de siffler au départ de l’égalisation. Autant le penalty est généreux, autant les avis semblent partagés sur la récupération de Clément sur Makoun (lire par ailleurs).
Quoi qu’il en soit, le LOSC a une nouvelle fois vu s’envoler son avantage au score sur une bêtise, au terme d’un match qu’il avait cadenassé et maîtrisé.
Pauleta s’était bien signalé d’entrée de jeu (2e), mais ce sont les Lillois qui ont ensuite contrôlé les opérations, grignotant petit à petit du terrain à force de remporter les duels défensifs. Alors, quand Makoun prit le meilleur sur Digard, juste avant la pause (0-1, 43e), on se dit que le Camerounais avait bien plutôt bien digéré son aller-retour au Japon et que le LOSC avait lui sans doute accompli le plus dur, tant le PSG semblait atone.
La psychologie de Le Guen fit son oeuvre (« J’en ai secoué certains, mais je les soutiens toujours, je sais ce qu’ils peuvent ressentir, surtout au Parc ») et Paris, malgré d’importantes lacunes techniques, tenta de mettre du dynamisme. Mais cette fois, le LOSC ne s’est pas éteint et il se procura même deux grosses occasions de tuer le match, par Dumont (51e) et Mirallas (74e). Sylva avait déjà accompli un miracle sur l’injuste penalty tiré par Pauleta (71e), mais n’avait finalement fait que repousser l’échéance. Frau se chargea de la banderille assassine (1-1, 87e).
Le LOSC vient d’abandonner six points, dans le sillage de son invincibilité (en cours) et d’un très bon niveau de jeu. Avec un poil en plus de réalisme offensif, la frustration ne serait plus que nostalgie, ce matin.

Antoine PLACER
Photo Patrick JAMES

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