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La Voix du Nord - 30/08/2007
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Le plus mauvais moment pour une petite faiblesse...
LILLE - MONACO
 Nicolas Fauvergue a pesé sur la défense monégasque, sans pouvoir concrétiser malheureusement. Le Stadium ne veut pas sourire. Le LOSC y a subi sa première défaite de la saison, hier soir face à Monaco (0-1), au terme d’un match engagé et chahuté.

PAR ANTOINE PLACER
sports@lavoixdunord.fr
PHOTOS PHILIPPE PAUCHET
C’est une mauvaise opération, pas un drame. Mais après trois matchs nuls consécutifs, la courte défaite concédée hier soir au Stadium marque un sérieux coup d’arrêt, qu’il serait bon d’effacer dès samedi à Rennes, où le LOSC bouclera son mois d’août. Les Lillois ont donc abandonné hier soir leur belle invincibilité face à l’épouvantail monégasque, emmené par un immense Jan Koller. Le Tchèque a saccagé la défense lilloise et, dans son sillage, l’ASM est devenu co-leader de L1.


Obraniak expulsé

Depuis le début de saison, le LOSC n’avait encore jamais été confronté à de tels événements contraires, en tout cas, jamais sous cette forme. C’est en effet une tempête qui a soufflé en première période sous les crânes lillois et, entre l’ouverture du score de Piquionne (21e) et l’expulsion d’Obraniak (45e + 1), le LOSC a été terriblement secoué. L’équipe souveraine du début de saison avait laissé place à une formation déboussolée au milieu du terrain par l’AS Monaco, et concassée par le poids de Koller, le Tchèque aimantant tous les ballons aux abords de la surface.
Il ne faut pas non plus négliger l’influence des hésitations de M. Thual, dont toutes les décisions ne furent pas irréprochables. S’il eut, semble-t-il, raison de ne pas accorder un penalty à Obraniak, trop légèrement effleuré dans la surface (45e), ou d’expulser l’ancien Messin coupable d’une bêtise (45e + 1), difficile de l’exonérer de tout reproche. Alors que Piquionne avait déjà ouvert la marque (0-1, 21e), le jeune arbitre international laissa se développer une contre-attaque malgré un croc-en-jambe de Leko sur Emerson au départ de l’action. Heureusement, Menez fut suffisamment gêné par Sylva pour manquer le cadre (37e). Il eut également une décision litigieuse sur un déboulé de Lichtsteiner dans la surface (29 e).
Au milieu de tout ça, le LOSC tentait d’exister et il y parvenait surtout par Bastos, sur des frappes boxées par Ruffier (32e, 37e) ou sur un coup franc vicieux du Brésilien (42e). Les joueurs de Claude Puel frisèrent même l’égalisation quand Larsen Touré tenta sa chance côté gauche et que sa frappe, contrée et montée en cloche, ne fut sauvée que par les grands compas de Koller, bien inspiré de se trouver sur sa ligne (44e).
À dix contre onze, et face à l’une des meilleures équipes de ce début de saison, la tournure des événements était alors franchement compliquée. Claude Puel ne renonça pas, lançant coup sur coup Mirallas et Youla pour tenter de dynamiser son animation offensive. Dans son malheur, le LOSC pouvait compter sur des Monégasques peu enclins à se mettre à l’abri. Moins fluides que d’habitude dans l’animation du jeu, les Lillois ont tout de même tenté de se révolter, mais leur infériorité numérique pesait dans les semelles.
Et c’était encore Bastos le plus dangereux, sur un coup franc plein axe rasant le poteau de Ruffier (57 e). Youla inscrivit un but de son bon pied, mais c’était sa main droite, ce que M. Thual n’apprécia pas (74e). En fin de rencontre, le sang frais de Mirallas et les montées rageuses de Lichtsteiner déstabilisèrent l’ASM, qui vacilla sur un corner où Ruffier retomba sur sa ligne (derrière ?) avec le ballon en mains (85e). En réalité, le roc monégasque ne se fissura jamais suffisamment, malgré la chaleur du public et les cinq minutes de temps additionnel. Dur, dur. •
 
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