La Voix du Nord - 02/09/2007 |
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Vingt minutes de calvaire que le LOSC peut franchement regretter
Malmenés et même poussés à bout pendant vingt minutes au retour des vestiaires, les Lillois ont trouvé les ressources pour arracher le match nul, hier soir à Rennes (2-2). Un moindre mal après avoir sérieusement tangué.PHOTOS STÉPHANE MORTAGNE
Une victoire, cinq matchs nuls, une défaite. Voilà le bilan inégal du LOSC en août après le nul concédé hier soir à Rennes (2-2), au terme d’un match un peu fou que les Lillois ont d’abord maîtrisé avant d’être secoués comme rarement cette saison après la pause. La première période, elle, a longtemps ressemblé à toutes les autres : Rennes, malgré sa volonté de jouer, n’était jamais parvenu à mettre les Lillois sous pression.
Le trio Briand - Pagis - Leroy amusait la galerie mais la seule frappe des vingt premières minutes était lilloise (Mirallas, 2e). Et c’est assez naturellement que le bloc lillois fut récompensé de sa constance : sur un coup franc de Bastos, magnifiquement travaillé, Peter Franquart surgit de nulle part pour inscrire le premier but de la rencontre, accessoirement son premier en L1 (0-1, 20e). Le souffle coupé, Rennes trouva tout de même les ressources pour un réveil instantané, et Wiltord, pour sa première titularisation, offrit une merveille de ballon à Pagis, dont la reprise poussa Sylva à une parade (24e).
Courant débranché
Il ne se passa pas grand-chose de plus au cours d’une période que le LOSC maîtrisa de bout en bout, hormis deux gestes de grande classe : un enchaînement amorti poitrine - reprise de volée de Briand (32e) et une tentative de lob de Bastos (33e). Le LOSC était alors parfaitement dans son match, et il semble après coup délicat de savoir comment il put ensuite en sortir à ce point.
Le courant fut débranché à tous les étages pendant vingt bonnes minutes au retour des vestiaires, et Rennes en profita pour inscrire deux buts tout simplement superbes. Un coup de génie de Fanni côté droit permit à Jérôme Leroy d’égaliser (1-1, 48e) – un but cent pour cent anciens Lensois – tandis que Bastos, déjà impliqué au départ de l’égalisation, rata un contrôle de la poitrine qui profita à Didot : la frappe du capitaine rennais fila dans la lucarne de Sylva (2-1, 55e).
Le LOSC était au bord de la rupture, c’est un doux euphémisme, et il s’en fallut d’un cheveu qu’il n’explose définitivement sur une reprise de la tête de Wiltord après une frappe terrible de Briand boxée par Sylva (64e). Bastos, lui, continua d’être omniprésent. En effet, après avoir offert le premier but lillois à Franquart, le gaucher transforma un centre de Youla en or : son coup de tête au deuxième poteau partit se nicher sous la barre de Luzi, réduit au rang de simple spectateur (2-2, 76e).
Fauvergue conspué
Rennes accusa le coup et, en fin de rencontre, le LOSC reprit les commandes de la rencontre et failli même inscrire un troisième but par Fauvergue, bien décalé par Makoun (86e). Mais l’attaquant lillois, conspué à son entrée en jeu (il avait privé Rennes de la Ligue des champions en fin de saison dernière en égalisant au Stadium), n’eut pas le temps de cadrer sa reprise. Il a manqué une opportunité d’offrir trois points au LOSC, et de se faire détester un peu plus du côté du Stade rennais...…












