La Voix des Sports - 24/09/2007 |
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Lyon (de l’un de nos envoyés spéciaux). – Ce n’est même plus une surprise : hier soir, le LOSC a signé son septième match nul de la saison à Lyon (1-1), et ce n’est pas franchement celui qu’il regrettera le plus. En revanche, ses joueurs pourraient bientôt se voir décerner un titre dans la spécialité. Sept nuls en neuf rencontres, c’est surtout inquiétant pour la suite. Il y a des époques où être coincé entre Paris et Marseille n’a rien de rassurant...
Donc, une fois encore, le scénario infernal s’est répété : les Lillois ont ouvert le score (comme sept fois cette saison et comme toujours à l’extérieur), mais ne sont pas parvenus à conserver ce court avantage. On pourrait appeler ça un « running gag », mais on s’en passera, d’abord parce que Lyon n’est pas un client facile en L1, ensuite parce que le début de saison, avec dix points en neuf matchs, ne traduit pas la qualité de jeu défendue par le LOSC. Hier soir, les Lillois ont subi sur l’ensemble de la rencontre, mais ils l’ont fait avec calme et maîtrise.
Sans Kluivert, privé de sa première titularisation, mais dans un 4-3-3 toujours aussi solide, les joueurs de Claude Puel ont laissé passer l’orage Benzema lors des dix premières minutes, le jeune attaquant lyonnais étant tout proche de marquer un but d’anthologie après une chevauchée de cinquante mètres (5 e). Ensuite, ils ont combiné efficacement et su piquer l’OL au moment opportun. Un indice de leur application : c’est sur un deuxième ballon que Bastos a transpercé Vercoutre d’une demi-volée limpide de l’extérieur du gauche (0-1, 17e). Au départ de l’action, un corner rapidement joué entre Cabaye et Obraniak, repoussé à la hâte par Clerc et puni par le Brésilien du LOSC...
Lyon eut toutes les peines du monde à se révolter et, hormis un une-deux superbe entre Govou et Benzema (32e), Gerland semblait deviner que la rédemption du Nou Camp serait délicate à se dessiner. Après la pause, où Perrin avait dû secouer ses joueurs, le LOSC a passé vingt minutes très délicates, qui avaient suffi la saison passée à le faire exploser (4-1). Cette fois, dans le sillage d’un excellent Sylva (Bodmer 48e ; Benzema 53e ; Keita 56e), les Lillois plièrent mais ne rompirent pas. Il faudra également passer ce matin un petit coup de téléphone à Bodmer, sympa d’avoir manqué un but tout fait (57e). On n’oublie pas les copains. Govou, lui, n’eut pas ces états d’âme au moment de griller Tafforeau (1-1, 59e ).
Le décor de fin de match sentait la souffrance et la poudre. Källström, Ben Arfa et Baros furent désignés pour faire basculer la rencontre mais les Lillois, costauds et suffisamment malins pour tenir le ballon loin de leur surface, parvinrent à éloigner la menace. Ce matin, il faut s’en réjouir. Un autre jour, ailleurs, il faudra faire mieux.















