L'actualité sportive :
du :
 
La Voix du Nord - 05/10/2007
Imprimer l'article
Kluivert enfin prêt à dépanner ?
LILLE - VALENCIENNES À la veille du derby (19 h), le LOSC espère pouvoir compter surson buteur batave pour briser son inefficacité chronique
Arrivé sur le fil du mercato, Patrick Kluivert suscite une impatience soutenue et fiévreuse, liée autant au personnage qu’aux difficultés lilloises devant le but. Deuxième apparition demain, lors du derby face à VA ?

PAR ANTOINE PLACER

sports@lavoixdunord.fr

Pour l’heure, il a fait le choix de la discrétion. Quelques phrases le jour de sa présentation, une brève réaction après ses trente premières minutes en L1 (Lille - Bordeaux, le 15 septembre), voilà un échantillon du régime minceur de Patrick Kluivert depuis son arrivée à Lille. C’est un peu normal quand on repart de zéro, et qu’on se lance un défi, seul face à la balance.


Parce qu’il n’y a pas grand monde qui accompagne le géant batave (1,88 m) sur le ring, cette fois. Après ses échecs de relance à Valence il y a deux ans ou au PSV Eindhoven la saison passée, Patrick Kluivert (31 ans) se lance dans un ultime combat. Depuis un mois, le quotidien de l’attaquant néerlandais se partage d’ailleurs entre travail personnalisé frustrant et séances collectives. « Ce n’est pas un "fana" des séances physiques, a soufflé Claude Puel. Mais on prendra le temps nécessaire avec lui. » Avant de lui tendre la main et de tenter ce pari qui a provoqué moult railleries – plutôt logiques –, le LOSC avait récolté quelques garanties. « La discussion que j’ai eue avec lui m’a rassuré sur sa motivation », assurait Puel lors de la présentation du joueur.

« On lui a fait peur »

En réalité, c’est un oral très poussé, lors d’un repas en petit comité, qui a achevé de convaincre les dirigeants. « On lui a fait peur, au point que ses agents nous ont demandé si on était sûrs de savoir à qui on parlait, nous avait confié Xavier Thuilot. Mais on s’en fout, on voulait juste savoir ce qu’il avait dans le ventre. On l’a prévenu de la difficulté de ce qui l’attendait. Et on a été rassurés. » Sur son état d’esprit et son mental, surtout. Sa réputation de « night-clubber » n’est pas une légende, loin de là, mais elle commence à sentir la naphtaline et le joueur, père d’un quatrième enfant (Shane) depuis dix jours, a d’autres chats à fouetter (sic). A priori .
« Quand tu vois sa technique, tu devines un joueur exceptionnel, souligne Lichtsteiner. Mais avant tout, c’est un mec qui a un super caractère et qui est vraiment gentil. » « C’est lui qui est allé au-devant du groupe », précise Puel. Au LOSC, pays des Bisounours où le vestiaire vit sans hiérarchie ou presque, il valait mieux. C’est encore Bastos, avec qui le Néerlandais a sympathisé, qui en parle le mieux. « Il n’est pas venu pour rigoler. Il veut réussir ce qu’il a réussi dans les grands clubs où il a joué. » Reste à savoir, à présent, ce que le joueur peut apporter, hormis créer la panique sur le site Internet du club ou déclencher une hystérie des flocages de maillots à son nom. Sportivement, sa première demi-heure à Bordeaux était encourageante et Claude Puel, fait étonnant, a précisé de lui-même que Kluivert devait être titularisé à Lyon, sans une béquille reçue la veille à l’entraînement. « À la pointe du 4-3-3 », précise l’entraîneur, malgré la spécificité du joueur, a priori historiquement plus à l’aise dans un système à deux pointes. « Cela dépend des joueurs sur le front de l’attaque avec lui », coupe Puel.

4-3-3 ou 4-4-2 ?


Entre Tafforeau qui réclamait « avoir besoin d’un buteur », l’équipe qui peine à marquer deux buts dans un match et le jeune Mirallas qui piaffe, comme en sélection belge, d’être épaulé pour pouvoir mieux décrocher, c’est une véritable publicité qui circule pour le 4-4-2.
Seulement, faut-il faire une croix, même temporaire, sur le système qui permet au LOSC de ne compter qu’une seule défaite ?
Demain, face à VA, s’il est jugé apte, Kluivert devrait montrer le bout de son nez, titulaire ou non. Mardi, lors d’une opposition à l’entraînement, il a inscrit deux des quatre buts, sur des services d’Obraniak et Mirallas. Un bon présage ? « C’est la décision du coach, glisse Bastos.
Mais Patrick m’a dit qu’il se sentait prêt pour ce week-end. » •
 
Nos autres sites :