La Voix du Nord - 21/10/2007 |
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CAEN - LILLE
LOSC : du retard à l’allumage et toujours autant au décollage...
LOSC : du retard à l’allumage et toujours autant au décollage...
À CAEN, PAR ANTOINE PLACER
sports@lavoixdunord.fr PHOTOS STÉPHANE MORTAGNE
Quinze jours après Valenciennes (3-0), les Lillois n’étaient donc déjà plus la même équipe. C’est un des risques de ce calendrier alambiqué, mais ce n’est pas tout à fait une excuse. Les différences de niveau aperçues hier entre les uns et les autres, ainsi qu’un démarrage en brasse coulée, laissent entendre que tout le monde n’a pas digéré la trêve de quinze jours de la même façon.
Les Lillois ont ramé, hier, pour prendre la mesure de Caen, et alors qu’ils avaient enfin réglé leur bloc-équipe, qu’ils semblaient enfin totalement impliqués, ils ont payé devant et derrière une concentration fluctuante dans les zones de vérité.
Si Patrick Kluivert, franchement discret hier, avait transformé un ballon en retrait en or massif que Debuchy lui avait glissé en première période (33e ), on ne serait certainement pas là à disserter sur les tracas comptables d’un club qui peine à lancer totalement sa saison. Au lieu de cela, les Lillois ont laissé filer des occasions et se sont clairement exposés à un coup de bambou.
Il faut bien le dire : leur début de rencontre, dans le sillage d’un Makoun dilapidant tous ses ballons de relance ou d’un Bastos peinant à trouver sa carburation, avait déjà dessiné la profondeur du gouffre qui les menaçait. Mais Sylva avait été solide devant Gouffran (5e) et Tafforeau appliqué sur un centre vicieux de Florentin (23e).
Hormis ces trente premières minutes où ils avaient semblé fébriles, les Lillois ont ensuite progressivement posé leur griffe sur la rencontre, mais leur impuissance à se montrer efficaces a grignoté leur confiance au fil du temps. Et le but concédé, inscrit par un Tafforeau malheureux (60e ), leur a définitivement coupé les jambes.
« Ce but assassin nous a fait très mal, reconnaît Claude Puel du bout des lèvres. Il est d’ailleurs dommage qu’on laisse autant d’opportunités à l’adversaire sur une même action ».
Plein de petits détails
En revanche, les Lillois ont multiplié les initiatives aux abords de la surface, avec les entrées dynamiques de Touré, Obraniak et Fauvergue, mais les ballons ont souvent filé sans trouver preneur, par manque de précision ou d’agressivité.
« On perd ce match en ayant eu plusieurs opportunités, glisse Puel, c’est donc évidemment une grosse déception.
» Plus qu’une déception, c’est un coup d’arrêt, qui retarde encore le décollage. Ce serait bien de prendre date, enfin.















