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La Voix du Nord - 04/11/2007
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AUXERRE - LOSC
Les Lillois ont eu la réaction d’orgueil escomptée
 D’un coup de patte, Nicolas Fauvergue a débloqué la situation. Claude Puel attendait une révolte de ses hommes après les deux derniers revers et notamment celui contre Strasbourg (0-3). Il a été servi. Appliqués, conquérants et parfois même inspirés, ils ont remporté un précieux succès (0-1) en Bourgogne grâce à Nicolas Fauvergue.

À AUXERRE, PAR DAVID DELPORTE

sports@lavoixdunord.fr
PHOTO STÉPHANE MORTAGNE

Il suffisait de voir les Lillois s’enlacer au coup de sifflet final pour comprendre à quel point il était primordial pour eux de se remettre dans le sens de la marche et d’effacer le non-match du week-end précédent. Grâce à cette victoire, la quatrième seulement de l’histoire du club à l’Abbé-Deschamps, le LOSC peut entrevoir des jours meilleurs.



La transversale pour Fauvergue

L’entame de match ne fut toutefois pas franchement rassurante. La défense et notamment la charnière centrale Plestan-Franquart mit, en effet, quelques minutes pour trouver ses marques. Des errements suffisants pour que Niculae se présente seul face à Sylva, auteur d’une jolie parade du pied (2 e).
Malmené pendant dix bonnes minutes, le LOSC refit progressivement surface. Beaucoup plus solides défensivement, les Lillois empêchèrent non seulement les Bourguignons de développer leur jeu, mais ils se procurèrent aussi une ribambelle d’occasions en première période, en profitant à merveille de l’activité et des bonnes intentions de Lichtsteiner et de Bastos dans les couloirs.
Une frappe puissante d’Obraniak, stoppée en deux temps par Sorin (13e), une pression de Fauvergue sur un centre de Lichtsteiner (14 e) ou encore un slalom de Bastos, conclu par une frappe trop molle (16e) symbolisèrent la volonté d’aller de l’avant des protégés de Claude Puel.
Maîtres du jeu, les Nordistes en remirent une couche juste avant la pause. Plusieurs ballons chauds circulèrent devant le but de Sorin avant que le dernier rempart auxerrois ne soit obligé de sortir le grand jeu sur une frappe de Lichtsteiner (44e).
Talentueux sur le coup, Sorin fut chanceux dans la minute qui suivit en voyant une tête lobée de Fauvergue s’écraser sur la transversale sur un coup franc de Bastos (45e).
Séduisant dans le jeu, mais toujours aussi inefficace, on pouvait se demander, à la pause, si le LOSC n’allait pas regretter toutes ces opportunités.
D’autant que l’AJA se montra un peu plus menaçante au retour des vestiaires. Fauvergue toucha encore du bois de la tête, sur un coup franc, mais cette fois c’était dans sa propre surface (49e). Ouf ! C’est ensuite Sylva qui fut contraint de sortir le grand jeu. D’abord sur une frappe de Kahlenberg, seul à l’entrée de la surface (64e) puis sur une tentative d’Oliech (65e).
Obligés de jouer davantage en contres, les Lillois n’oubliaient pas de se montrer menaçants, essentiellement en passant sur le côté gauche de Michel Bastos.
Et sur un énième débordement du Brésilien, ils entrevirent enfin la lumière par la grâce d’un coup de patte astucieux de Fauvergue, à la lutte avec Grichting (0-1, 76e).
Le plus dur était fait. Restait donc un bon quart d’heure à tenir. Jean Fernandez joua le tout pour le tout en sortant deux joueurs à vocation défensive (Jaures et Grichting) pour faire entrer deux attaquants (Maoulida et Jelen). Le LOSC fit alors front, sans paniquer, même si l’AJA se procura une occasion en or d’égaliser sur une percée d’Oliech dont la frappe rasa le montant (89e).
La déroute strasbourgeoise est oubliée, mais ce succès appelle une confirmation dans une semaine, au Stadium Lille Métropole, face à l’OGC Nice pour être bien sûr que la machine est totalement relancée.  •
 
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